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DÉSINFORMATION

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La tension monte d’un cran au sein du Parti Démocratique Gabonais (PDG), alors qu’une nouvelle passe d’armes oppose les camps rivaux de cette formation politique en pleine recomposition.

La tension monte d’un cran au sein du Parti Démocratique Gabonais (PDG), alors qu’une nouvelle passe d’armes oppose les camps rivaux de cette formation politique en pleine recomposition. Des images et vidéos circulant depuis cet après-midi 18 juillet 2025 sur les réseaux sociaux, montrant l’ancien président Ali Bongo Ondimba nommant un ex-militant exclu au poste de Secrétaire Général du PDG, ont provoqué une vive réaction du camp Blaise Louembe.


Dans un communiqué sans appel signé par Blaise Louembe Kouya, président du PDG reconnu par les instances actuelles du parti, la riposte est cinglante. Selon ses propos, ces images relèvent d'une "opération de désinformation et de manipulation technologique", probablement orchestrée via l’intelligence artificielle. Une manière de balayer du revers de la main une tentative qu’il qualifie de pure spéculation, visant à donner le tournis aux militants à quelques mois des élections législatives et locales du 27 septembre 2025.


 


Une "réponse du berger à la bergère"


Réagissant à la déclaration récente d’Ali Bongo Ondimba, qui tient mordicus à son statut de président du PDG malgré son éloignement du territoire national, le communiqué de Blaise Louembe et d’Angélique Ngoma apparaît comme une réponse du berger à la bergère. Ce dernier tire à boulets rouges sur ce qu’il considère comme une volonté de semer le doute et d’instaurer un bicéphalisme à la tête du parti.


« Camarades, restons vigilants et unis, car notre seul cap demeure l’élection du 27 septembre. Rien ne doit nous distraire de nos objectifs »


affirme le président Blaise Louembe. Il a appelé à la mobilisation et à la discipline, dans l’attente des consignes officielles émanant du Secrétariat Exécutif conduit par Angélique Ngoma.


 


Un bras de fer politique 


Alors que le PDG tente de redresser la barre après une longue traversée du désert politique, ce nouvel épisode met en lumière les charbons ardents sur lesquels marche encore la formation. Si certains y voient une volonté d’Ali Bongo Ondimba de reprendre la main sur sa chapelle politique, d’autres estiment que son sort est scellé, et que toute tentative de retour ne serait qu’un vœu pieux.


Cette affaire commence déjà à faire tâche d’huile. Il y a des craintes qu’elle affaiblisse davantage l’unité du PDG, à l’heure où l’échéance électorale de septembre s’annonce très importante pour sa survie politique.


 

Par Pamphile EBO

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