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FREINER LE DÉPART

FREINER LE DÉPART
Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dr Simplice Désiré Mamboula, a procédé ce 21 juillet 2025 à l’ouverture officielle du premier Salon du Bachelier.

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dr Simplice Désiré Mamboula, a procédé ce 21 juillet 2025 à l’ouverture officielle du premier Salon du Bachelier, une initiative peaufinée par la Conférence gabonaise des écoles et universités privées.


A travers une étroite collaboration entre établissements publics et privés, ce salon inédit, qui se tient à Libreville, a attiré dès l’ouverture des centaines de bacheliers désireux de briguer une place dans les filières les plus porteuses de l’enseignement supérieur national.


« Ce salon national du bachelier est, j’allais dire, importantissime pour mieux orienter nos jeunes et leur permettre d’apprécier pleinement notre matière première humaine »


a déclaré le ministre Simplice Désiré Mamboula lors de son discours inaugural. Pour lui, ce rendez-vous


« représente une étape décisive pour nos jeunes bacheliers et étudiants en pleine construction de leur avenir »


 


Une dynamique de redressement national


L’événement a été conçu pour redresser la barre d’un système éducatif souvent critiqué pour son manque de lisibilité et d’accessibilité. Le ministre a rappelé que


« les établissements supérieurs publics et privés doivent dialoguer sainement, tant que les uns ne viennent pas vampiriser les autres »


ajoutant que le gouvernement


« désire ardemment accompagner tous les établissements supérieurs du Gabon, sans exclusive »


Cet engagement est accueilli comme un baume au cœur par les acteurs du secteur privé qui, pendant longtemps, ont dénoncé un traitement inéquitable. Aujourd’hui, les écoles et universités privées s’alignent dans des rangs serrés aux côtés des structures publiques, déterminées à prendre le taureau par les cornes pour valoriser leurs offres de formation.


 


Un salon aux multiples promesses


Plus d’une vingtaine d’établissements participent à l’exposition. Leurs stands offrent une mosaïque de formations dans des domaines aussi variés que le génie mécatronique, le génie civil, la santé, l’hôtellerie, la géologie, les sciences juridiques et politiques, ou encore les mathématiques appliquées.


Le ministre a fait le tour des stands, visiblement impressionné par le dynamisme des exposants. Il ne tarit pas d’éloges sur cette initiative, qui, selon lui, a tenu toutes ses promesses dès ses premières heures :


« Cette exposition fera école. Elle contribuera sans conteste à freiner le départ de certains étudiants gabonais vers l’extérieur »


Et pour cause : à travers cet événement, le gouvernement a offert carte blanche aux établissements privés pour mettre en valeur leur rôle dans l’édification d’une nation compétente et résiliente.


 


L’éducation comme épine dorsale de la nation


Alors que le pays connaît encore des disparités régionales en matière d’accès à l’enseignement supérieur, cette initiative pourrait permettre de gommer certaines frustrations.


« Nous savons que l’éducation est la pierre angulaire de toute nation forte et prospère »


a indiqué le ministre.


Près de 20 000 visiteurs sont attendus durant les prochains jours. De nombreux élèves et parents, parfois dans une mauvaise passe face à la complexité des choix post-bac, trouvent ici des réponses claires et concrètes.


 


Mettre les bouchées doubles pour demain


Les écoles présentes mettent les bouchées doubles pour convaincre les futurs étudiants. L’université Libreville Nord, par exemple, présente deux licences phares : l’une en management des établissements touristiques, l’autre en qualité et sécurité alimentaire, un secteur en plein essor.


« Le tourisme est l’un des domaines prioritaires du gouvernement »


souligne un représentant de l’établissement.


Ce salon, tant attendu, vient donc briser un signe indien qui pesait depuis trop longtemps sur l’orientation post-bac au Gabon. L’événement pourrait bien devenir un rendez-vous institutionnel annuel. Le Gabon est prêt à prendre à bras le corps les questions épineuses de l’éducation.


 

Par Pamphile EBO

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