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ZONES PROMISES À LA DÉMOLITION

ZONES PROMISES À LA DÉMOLITION
Adrien Nguema Mba, a effectué, ce lundi 21 juillet, une descente inopinée sur deux sites : le marché du PK11 et l’échangeur de Nzeng-Ayong.

L’occupation illégale et anarchique des espaces publics dans la capitale gabonaise est devenue un casse-tête pour les autorités. En première ligne de cette lutte, le Président de la République lui-même a fait de la libération du domaine communal une priorité nationale. Et c’est dans cette dynamique que le Délégué spécial à la tête de la commune de Libreville, Adrien Nguema Mba, a effectué, ce lundi 21 juillet, une descente inopinée sur deux sites emblématiques de cette problématique : le marché du PK11 et l’échangeur de Nzeng-Ayong.


 


Une visite de terrain sans préavis


Aux environs de 17 heures, le cortège du Délégué spécial s’est rendu tour à tour au PK11, puis à Nzeng-Ayong. L’objectif était constater de visu l’état d’occupation des lieux par des commerçants et des tenanciers de bars, en dépit des multiples avertissements lancés ces dernières semaines.


Au PK11, l’urgence saute aux yeux. La voie publique attenante au marché est littéralement envahie. Stands improvisés, étals sur le bitume, circulation entravée : la désorganisation règne. Plus préoccupant encore, selon les autorités, des constructions spontanées surgissent sur des parcelles relevant du domaine de l’État, où doivent pourtant être érigés des équipements collectifs tels que des parkings et des plateaux sportifs.


 


À Nzeng-Ayong, des activités en toute illégalité


Le constat est similaire à Nzeng-Ayong. Les zones pourtant identifiées pour démolition restent actives : vendeurs ambulants et bars de fortune y poursuivent leurs activités, en défiance des décisions de la mairie centrale. Adrien Nguema Mba s’est rendu sur place pour vérifier si les services compétents, notamment la direction de l’Union des cadastres, avaient bien procédé aux marquages et avertissements requis.


« Il fallait venir constater par nous-mêmes si le travail a été bien fait, et ce fut le cas. La prochaine étape, c’est la démolition pure et simple »


a déclaré Joseph Landry Mavoungou Ndong Biteghe, un collaborateur proche du Délégué spécial.


 


Des convocations en préparation et des réunions d'explication


Pour tenter d’apaiser les tensions et éviter des débordements, les autorités entendent mener une campagne de sensibilisation avant le passage à l’acte. Des convocations seront émises à l’endroit des occupants illégaux et des réunions seront tenues sur place pour expliquer les raisons et les objectifs de ces mesures.


« Tout changement génère des résistances, c’est inévitable. Mais la volonté du Délégué spécial est claire : il ira jusqu’au bout »


affirme Mavoungou Ndong Biteghe. Il a ajouté que seules les contraintes logistiques, notamment le coût de la location des engins de démolition, pourraient freiner temporairement l’opération.


 


Une opération de grande envergure


Cette action s’inscrit dans un plan de dégagement du domaine public, qui touchera à terme tous les arrondissements de la capitale gabonaise. Une opération ambitieuse et risquée, tant les enjeux humains, sociaux et économiques sont importants. Mais pour les autorités, il s'agit d'une étape indispensable pour restaurer l’ordre urbain et permettre une planification durable de l’espace public.


« L’opération de dégarpissement ne s’arrêtera pas, elle s’intensifiera »


assure la mairie. 

Par Pamphile EBO

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