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4,5 MILLIARDS FCFA ET 675 MILLIONS FCFA

4,5 MILLIARDS FCFA ET 675 MILLIONS FCFA
Le gouvernement sénégalais entre de plain-pied dans une refonte globale de son assiette fiscale, et les médias internationaux ne sont pas épargnés.

Le gouvernement sénégalais entre de plain-pied dans une refonte globale de son assiette fiscale, et les médias internationaux ne sont pas épargnés. En tête de liste, Canal Plus devra désormais s’acquitter d’une redevance annuelle de 4,5 milliards FCFA, contre seulement 75 millions auparavant. Une hausse spectaculaire qui représente 9 % du chiffre d’affaires local du diffuseur.


De son côté, RFI, présente au Sénégal depuis belle lurette, avec ses neuf fréquences, voit également sa contribution exploser : de 10 millions à 675 millions FCFA. Radio Chine, elle, versera 150 millions pour ses deux fréquences. Ce nouveau dispositif, voulu comme une juste rétribution de l’exploitation des ressources audiovisuelles du pays, corrige les lacunes d’un système jugé trop favorable aux opérateurs étrangers.


Selon un député très actif sur les questions budgétaires, ces ajustements permettront au Trésor public de récupérer dès 2025 plus de 5 milliards FCFA rien que dans le secteur des médias, contre moins de 100 millions auparavant. Une véritable bouffée d’oxygène pour les finances publiques.


« C’est une mesure courageuse et nécessaire. Elle permet au Sénégal de capter une part plus équitable des profits générés localement. Cela renforce la souveraineté économique et constitue une coquette recette pour le Trésor. Toutefois, il faudra veiller à maintenir un bon climat d’affaires pour ne pas décourager les investissements étrangers dans le secteur des médias »


souligne un économiste sénégalais. 


Face à un contexte économique actuel, le gouvernement a choisi de prendre le taureau par les cornes. En revalorisant ces redevances, il cherche à juguler les déséquilibres budgétaires sans avoir à lâcher du lest ailleurs. Les dés sont jetés : l’État entend désormais faire payer aux multinationales ce qu’elles doivent, avec l’objectif de renflouer durablement les caisses publiques.




Par Pamphile EBO

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