LES DÉPENSES
Après la série de rencontres dédiée aux recettes, le gouvernement gabonais entame une nouvelle phase de travail avec l’ouverture officielle, ce 30 juillet 2025 à Libreville, des conférences sur les dépenses publiques. Une étape cruciale dans le processus d’élaboration du projet de loi de finances pour l’exercice 2026.
Présidée par le ministre d’État en charge de l’Économie et des Finances, Henri Claude Oyima, en remplacement du vice-président du gouvernement Alexandre Barro Chambrier empêché, la cérémonie a marqué le coup d’envoi de plusieurs jours d’échanges entre membres du gouvernement et responsables des différents départements ministériels.
Après avoir décliné les recettes, les ministères sont désormais appelés à toiletter leurs ambitions en matière de fonctionnement et d’investissement. "Cette semaine, nous attaquons le budget proprement dit", a indiqué un cadre du ministère. Objectif : mettre les bouchées doubles pour finaliser les arbitrages budgétaires à présenter aux plus hautes autorités du pays.
La démarche consiste à passer en revue les prévisions de dépenses de chaque secteur, regroupés par entités partageant des politiques publiques similaires. Le premier groupe, composé d’une dizaine de départements, a ainsi exposé l’essentiel de ses prétentions budgétaires, dans l’objectif d’assurer une allocation des ressources conforme aux priorités nationales.
Le budget 2026 devra s’aligner avec les sept piliers du programme présidentiel porté par Brice Clotaire Oligui Nguema. Parmi les axes prioritaires figurent l’énergie, la santé, l’éducation, les infrastructures, le numérique et le transport. Une bouffée d’oxygène attendue dans plusieurs secteurs stratégiques, avec des dépenses transversales impliquant tous les ministères.
Les travaux, placés sous le signe de la rigueur, visent une meilleure organisation des ambitions nationales, pour une gestion financière responsable, mesurable et transparente. En somme, une étape clé vers des jours meilleurs pour l’économie nationale.
La série de conférences se poursuivra sur plusieurs jours, avec pour objectif de poser les bases d’un budget 2026 réaliste, ambitieux et conforme à la vision du chef de l’État.