DE L'ORDRE AU PK11
Les moteurs ont grondé dès l’aube au quartier PK11, zone dite Okok ce 30 juillet 2025. Une nouvelle étape de la vaste opération de restauration de l’ordre urbain a été franchie, avec l’entrée en scène d’un monstre de force et de puissance : la pelleteuse. Mission : raser les installations anarchiques pour remettre la ville sur de bons rails. Et faire du PK11 une vitrine de l’urbanisme renouvelé
Sous les regards incrédules de certains riverains et les caméras bienveillantes des autorités, les pelleteuses ont réduit en miettes les kiosques, gargotes et maisons en tôle érigées illégalement sur le domaine communal. Malgré les campagnes de sensibilisation menées ces dernières semaines, des saboteurs et détracteurs du projet persistent à faire obstruction à la procédure, allant jusqu’à louer leurs abris de fortune à prix cassés, dans un dernier élan d’escroquerie.
Le spectacle désolant de ce chantier improvisé, fait de gravas en poussière et d’enchevêtrements de câbles électriques arrachés par les équipes de sécurité, montre là où le bât blesse : la difficulté à résorber une anarchie urbaine tolérée depuis des années.
"Il fallait agir. Ce n’est pas un plaisir de tout saccager, mais nous devons assainir l’espace pour sortir du lot et offrir à Libreville un visage plus reluisant"
a déclaré le délégué spécial, menant la danse aux côtés de ses collaborateurs.
Le projet ne s’arrête pas à la démolition. Sur les décombres d’un quartier saturé, la municipalité prévoit un marché moderne, un parking pour désengorger la Nationale 1, et un grand plateau sportif.
"Les financements sont déjà là, nous avançons vite"
promet l'autorité municipale.
La délégation spéciale de Libreville a mis sa menace à exécution. Et désormais, tous ceux qui se risqueraient à défier l’autorité sont sur la sellette.