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CERTAINS SÉROPOSITIFS DANS UN RÉSEAU DE 13 282 ABONNÉS

CERTAINS SÉROPOSITIFS DANS UN RÉSEAU DE 13 282 ABONNÉS
La police judiciaire a mis le cœur à l’ouvrage pour faire tomber un vaste réseau de proxénétisme qui opérait en toute discrétion via les groupes WhatsApp à Libreville notamment.

La police judiciaire a mis le cœur à l’ouvrage pour faire tomber un vaste réseau de proxénétisme qui opérait en toute discrétion via les groupes WhatsApp à Libreville notamment. Un véritable filon pour les organisateurs, qui profitaient des largesses offertes par les réseaux sociaux pour organiser des rencontres sexuelles tarifées, en servant d'intermédiaires entre clients et jeunes femmes, parfois très jeunes, rapporte Gabon1ère.


Ce réseau tentaculaire, véritable pieuvre numérique, comptait deux cellules distinctes à l’échelle nationale. Au total, une vingtaine d’individus interpellés, dont certains en tenue indécente, se retrouvent aujourd’hui dans les mailles du filet de la police. Parmi eux, des jeunes hommes et femmes, opérant avec une prédilection pour les transactions en argent facile ou en nature.


Plus inquiétant encore : plusieurs personnes arrêtées ont été testées positives au VIH, selon les premiers résultats de la pré-enquête. Une supercherie sanitaire grave qui expose les clients, souvent consentants mais inconscients, à la propagation de maladies, dans l’indifférence la plus totale. La justice envisage déjà des poursuites pour mise en danger de la vie d’autrui.


L’affaire a éclaté après l’analyse de seulement trois téléphones portables. Une plongée dans l’épicentre du scandale a révélé des groupes WhatsApp comprenant jusqu’à 13 282 abonnés, preuve de l’ampleur de ce phénomène effréné.


Les témoignages sont glaçants. Une jeune femme explique avoir rejoint ce trafic pour nourrir ses enfants, après avoir obtenu son visa. Les tarifs ? De 5 000 à 20 000 francs la nuit, selon la demande. Les clients, friands de ces services dissimulés derrière des profils anonymes, ont des soucis à se faire. La police envisage de publier la liste complète des abonnés impliqués, sans distinction de statut social.


Cette opération révèle des complicités bien huilées entre proxénètes et gestionnaires de groupes. Une basse besogne menée en bonne intelligence sous le couvert de plateformes numériques modernes.


Plusieurs prévenus croupissent en prison, dans l’attente de leur jugement. D’autres sont dans le collimateur de la justice, alors que l’enquête se poursuit pour dévoiler tous les pots aux roses. C’est un dossier explosif qui, selon plusieurs Gabonais, n’a pas encore livré tous ses secrets.





Par Pamphile EBO

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