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ZÉRO CHANGEMENT DANS LE PANIER

ZÉRO CHANGEMENT DANS LE PANIER
Malgré le nouveau gouvernement, zéro changement dans le panier de la ménagère.

Malgré le nouveau gouvernement, zéro changement dans le panier de la ménagère. Dans les quartiers de Libreville, c’est la soupe à la grimace pour bon nombre de foyers.


En effet, si le Chef de l’État a installé un nouveau gouvernement et que les membres de ce gouvernement ont multiplié les annonces en faveur du pouvoir d’achat, les effets tardent à se faire sentir. Sur les marchés, les prix flambent, et pour beaucoup, manger à sa faim est une équation difficile.


« Certains prix sont exorbitants »


Marc Ratumba, habitant de Libreville, partage son désarroi  :


« Les prix sont même en hausse. On pensait qu’avec la politique du président, les commerçants allaient suivre, qu’il y aurait un rabattement des denrées alimentaires, mais certains ont des prix exorbitants »


explique Marc Ratumba, habitant de Libreville, au micro de TV+Afrique. 


Même son de cloche chez Aïcha Tsoumbou :



« Le coût de la vie est encore un peu élevé. On va dire que les avancées ne se voient pas encore »


Pour de nombreux Gabonais, la réalité est que beaucoup sont taraudés par la faim. Manger trois fois par jour est une gageure, voire un luxe que seuls quelques-uns peuvent encore se permettre. 


“ Malgré les annonces politiques, l’impact sur le pouvoir d’achat reste nul. L’inflation persistante, due à un manque de régulation des circuits de distribution et à l’inefficacité du contrôle des prix, pèse lourdement sur les ménages. Il faut des actions concrètes, notamment la maîtrise des marges des commerçants et un meilleur encadrement du marché. Tant que les mesures restent théoriques, la population continuera de souffrir d’une précarité alimentaire croissante”


commente un enseignant de la Faculté des droits et des sciences économiques de l’Université Omar Bongo (UOB). 


 


Des mesures peu efficaces ?


Randy, lui aussi habitant de Libreville, ne cache pas sa frustration :


« Les situations qu’on nous a promis de changer n’ont pas réellement changé. L’huile, par exemple : on nous a dit que c’était désormais 1000 francs. Le président lui-même l’a dit. Mais dans les commerces, on la trouve à 1100, 1200, voire 1300 francs. On ne sait plus comment faire »



Yorick ajoute, visiblement à bout :



« De la vie chère, on est dépassé. Vraiment, c’est compliqué pour nous »


Pour beaucoup, les décisions annoncées ressemblent à un plan foireux, sans suivi réel sur le terrain. Dans cette situation, des milliers de Gabonais filent du mauvais coton, et certains ménages sont dans de sales draps.


 


Des solutions attendues, pas des discours


Les Gabonais attendent des actes, pas des mots. Comme le souligne Merlin Georges :


« Je pense qu’une des pistes de solution, c’est vraiment de maîtriser le circuit d’approvisionnement des denrées alimentaires »


Un autre habitant, Auxène, met en lumière un dysfonctionnement fréquent :


« Les contrôleurs de prix viennent, ils affichent les tarifs normaux. Mais dès qu’ils partent, les commerçants augmentent de nouveau les prix »


Merlin ajoute :


« Pour moi, c’est un problème que le gouvernement doit prendre au sérieux. Il y a des Gabonais qui n’ont pas les moyens de supporter ce coût de la vie »


Auxène renchérit :


« Ce que veut la population, c’est que le Président ait un œil plus rigoureux sur ce qui se passe dans nos marchés »


 


Un malaise palpable


Sur le terrain, les foyers vivent une passe difficile. La crise est devenue transversale. Elle touche toutes les catégories sociales. Pour certains, les légumes croupissent dans les étals car personne n’a les moyens de les acheter. Pour d'autres, chaque repas est un combat.


Les Gabonais ne veulent plus de promesses : ils veulent des résultats. Les discours présidentiels, aussi convaincants soient-ils, ne remplissent pas les assiettes. ‎


 



 

Par Pamphile EBO

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