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L'OMS ET LA SANTÉ BUCCO-DENTAIRE

L'OMS ET LA SANTÉ BUCCO-DENTAIRE
Dès la première journée de la 75e session du comité régional de OMS pour l’Afrique qui se tient à Lusaka du 25 au 27 août, les ministres africains de la santé ont résolu de renforcer les services de santé bucco-dentaire d’ici 2030.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les maladies bucco-dentaires touchent environ 42% de la population en Afrique. Les dernières données diponibles révèlent que les dépenses pour la santé bucco-dentaires restent très faibles, à savoir moins d’un dollar E-U par habitant pour 70% pays contre une moyenne mondiale de 50 dollars E-U. 


À cela s’ajoute, une proportion de professionnels largement inférieure au seuil requis de 13,3 pour 100 000 habitants pour répondre à la demande de services, soit un ratio de 3,7 pour 100 000 personnes.


Le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, Dr Mohamed Yakub Janabi a reconnu que les maladies bucco-dentaires ont été largement négligées en Afrique. Une menace qui nécessite désormais des efforts solides, concertés et soutenus. 


« Le cadre convenu aujourd’hui souligne le besoin urgent pour les pays de donner la priorité  à la santé bucco-dentaire, en garantissant un financement, un personnel et un leadership adéquats pour protéger et promouvoir la santé grâce ç une approche plus intégrés contrée sur la personne », a-t-il soutenu.


Un cadre régional pour la santé


bucco-dentaire


Cette urgence de santé publique a donc été placée en priorité par les ministres africains de la santé réunis à Lusaka. Dès la première journée de la 75e session du Comité régional de l’OMS, un cadre régional pour la santé bucco-dentaire a été approuvé. 


Celui-ci prévoit, entre autres, le droit aux services essentiels de santé bucco-dentaire pour au moins 50¨% de la population de chaque pays ; la réduction de 10% de la prévalence des principales maladies bucco-dentaites, faciliter la mise en place de politiques nationales en matière de santé bucco-dentaire assorties de budgets et de personnels spécifiques, dans au moins 60% des pays d’ici 2028.


La santé bucco-dentaire devra désormais être reconnue comme une composante fondamentale de la couverture sanitaire universelle. L’OMS entend s’appuyer sur les partenaires pour encourager les gouvernements à faire progresser les efforts à travers le soutien d’un plaidoyer, l’assistance technique ciblée et des activités de formation renforcées. 


À Maurice, par exemple, la taxe sur le dentifrice a été supprimée pour prévenir la carie dentaire. Plus de 14 000 agents de santé ont bénéficié de formation sur la santé bucco-dentaire proposée par l’OMS.


Cinq mesures prioritaires 


Les pays devront prendre cinq mesures prioritaires, notamment, le renforcement du leadership et le financement par le biais de partenariats ; l’élaboration des politiques nationales de santé bucco-dentaire ; l’intégration de la santé bucco-dentaire dans les ensembles de services de santé essentiels.


La responsabilité des gouvernements implique également le renforcement en matière de personnel de santé, à travers le partage des tâches, l’élargissement de l’accès aux médicaments essentiels et le renforcement de la surveillance des maladies. 


Pour marquer leur bonne foi, les ministres de la santé ont convenu de renforcer l’engagement politique, assurer un encacdrement technique, mobiliser des ressources nationales et extérieures et apporter un soutien humain et logistique adéquat. 

Par Estelle Diane AMVANE

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