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FIXÉS À 1 EN 4E ET EN 3E ?

FIXÉS À 1 EN 4E ET EN 3E ?
À la veille de la rentrée scolaire, le 31 août 2025, Camélia Ntoutoume Leclerq, a présenté les priorités de son ministère pour l’année à venir.

À la veille de la rentrée scolaire, le 31 août 2025, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclerq, a présenté les priorités de son ministère pour l’année à venir. Une nouvelle donne qui ambitionne de redonner un souffle à un système éducatif en quête de renouveau.


La première grande orientation concerne l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Le problème se pose avec acuité : le déficit en enseignants, aggravé ces dernières années, nuit gravement au bon fonctionnement des établissements scolaires. Pour inverser la tendance, la ministre a annoncé un renforcement de la formation initiale et continue des enseignants, ainsi qu’une mise à jour des programmes pour mieux répondre aux enjeux du XXIe siècle.


Dans ce virage à 180°, l’approche par les compétences (APC) sera généralisée. L’objectif est d'encourager l’autonomie et la créativité des élèves afin que chacun puisse tirer son épingle du jeu, quel que soit son profil.


"La réussite de nos élèves demeure une priorité absolue. Pour ce faire, nous déploierons des dispositifs renforcés contre le décrochage scolaire, notamment par la poursuite de l'harmonisation des coefficients dans les classes de 4e et de 3e, visant à renforcer la lutte contre le redoublement"


a précisé Camélia Ntoutoume Emane. 


Deuxième priorité du gouvernement : la réussite et le bien-être des élèves. La lutte contre le décrochage scolaire reste une priorité absolue. À ce titre, la poursuite de l’harmonisation des coefficients en classes de 4e et 3e est présentée comme un levier pour limiter le redoublement. Toutefois, cette mesure suscite déjà des débats, tant cette question épineuse divise la communauté éducative.


“L’harmonisation des coefficients pour les classes de 4e et 3e présente trois grands inconvénients. Elle risque de réduire l’importance perçue de certaines matières, ce qui peut démotiver les élèves. Elle peut aussi créer un sentiment d’injustice chez ceux qui excellent dans des disciplines anciennement mieux valorisées. Enfin, elle pourrait uniformiser l’évaluation sans tenir compte des spécificités pédagogiques, rendant plus difficile l’identification des forces et faiblesses individuelles, ce qui va à l’encontre d’un accompagnement personnalisé que le ministère prétend vouloir défendre”


a déclaré un adhérent du Syndicat des enseignants de l’Education nationale (SENA). 


"La ministre est dans les bureaux. Elle n'est pas dans les salles de classe pour mesurer les conséquences d'une harmonisation des coefficients"


souligne un enseignant d'Anglais dans un lycée de la capitale gabonaise.


Dans son intervention, la ministre a réaffirmé son engagement en faveur d’une éducation inclusive. Un principe fondamental, surtout dans un contexte où certaines inégalités scolaires semblent avoir pris du plomb dans l’aile malgré les efforts déployés.





Par Pamphile EBO

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