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364 ENSEIGNANTS DÉCÉDÉS

364 ENSEIGNANTS DÉCÉDÉS
Camélia Ntoutoume Leclercq, a livré un constat alarmant sur l’année écoulée. Une année scolaire macabre.

À la veille de la rentrée scolaire prévue le 1er septembre 2025, la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, a livré un constat alarmant sur l’année écoulée. Une année scolaire macabre, marquée par une véritable saignée dans les rangs des enseignants.


« Le ministère a enregistré les faits marquants suivants qui ont réduit le nombre d’enseignants au cours de l’année scolaire 2024-2025 : 364 enseignants décédés, 113 en incapacité physique, 70 partis au Parlement, 58 redéployés ailleurs, 314 détachés, 400 dans les collectivités locales et 80 à l’ANBG »


a détaillé la ministre, soulignant une hémorragie humaine sans précédent. Une hémorragie indépendante de sa volonté. 


Pris au dépourvu face à cette série noire, le système éducatif gabonais semble devenir le parent pauvre de l’administration publique. En près de sept ans sans recrutement massif dans la Fonction publique, les établissements tournent au ralenti, parfois avec un seul enseignant pour plusieurs niveaux.


« Ces chiffres soulignent la nécessité d'une gestion proactive et d'une planification rigoureuse de nos effectifs pour trouver des solutions pérennes au déficit d’enseignants »


a indiqué Ntoutoume Leclercq.


Les gros nuages s’amoncellent à l’horizon de cette nouvelle rentrée. Pour beaucoup, l’Éducation nationale est devenue un canard boiteux, court-circuité par des départs massifs. L’addition salée de cette crise, ce sont les élèves qui la paient le lourd tribut, avec un niveau qui s’effiloche dangereusement. 




Par Pamphile EBO

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