RÉSEAUX SOCIAUX : BOUÉE DE SAUVETAGE OU PIÈGE POUR LES CHÔMEURS GABONAIS ?
Mais leur rôle suscite aussi des interrogations sur leurs limites et leurs dérives.
Facebook, WhatsApp, Instagram ou encore TikTok sont désormais utilisés par de nombreux chômeurs gabonais pour diffuser leurs CV, vendre des produits artisanaux ou proposer des services.
Ces plateformes offrent une vitrine gratuite et instantanée, permettant de contourner certaines lourdeurs administratives et d’atteindre directement un public plus large. Les jeunes diplômés en quête d’emploi y trouvent également des annonces partagées par des entreprises ou des associations.
Entre espoir et désillusion
Si certains parviennent à décrocher des petits boulots ou à lancer une activité grâce aux réseaux sociaux, beaucoup tombent aussi dans l’illusion d’opportunités non viables. Les arnaques en ligne se multiplient : fausses offres d’emploi, formations payantes sans débouchés, promesses d’embauche frauduleuses.
De plus, l’exposition constante aux réussites affichées sur les réseaux peut accentuer le sentiment d’exclusion sociale et renforcer la frustration des chômeurs.
Un outil qui appelle à l’accompagnement
Les réseaux sociaux ne sauraient, à eux seuls, résoudre la problématique du chômage au Gabon. Leur efficacité dépend d’un accompagnement institutionnel : formation au numérique, encadrement pour éviter les dérives et soutien à l’entrepreneuriat digital.
En les intégrant dans une politique publique d’emploi, l’État pourrait transformer ce qui est aujourd’hui un outil individuel de débrouillardise en véritable levier de développement.
Pour les chômeurs gabonais, les réseaux sociaux sont à la fois porte ouverte sur des opportunités et miroir de leurs difficultés. Tout l’enjeu réside dans la capacité à transformer cet espace virtuel en tremplin réel vers l’emploi et l’insertion socio-professionnelle.