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BOOSTE LA FILIÈRE CACAO-CAFÉ EN DONNANT DES FORMATIONS

BOOSTE LA FILIÈRE CACAO-CAFÉ EN DONNANT DES FORMATIONS
La Caistab a récemment organisé à Oyem un atelier de renforcement des capacités destiné à ses agents.

La Caisse de Stabilisation et de Péréquation (Caistab) a récemment organisé à Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, un atelier de renforcement des capacités destiné à ses agents. La formation a été donnée aux chefs de zones de la Caistab qui par la suite iront la transmettre aux planteurs en langue locale. Cette formation s’inscrit dans un plan d’action visant à professionnaliser la filière cacao-café au Gabon et à améliorer les pratiques de production dans une perspective durable.


Pendant cinq jours, les participants, venus aussi bien des services centraux que déconcentrés, ont suivi un programme mêlant théorie et pratique. L’objectif principal était de leur fournir les connaissances nécessaires en matière de durabilité et de répondre aux exigences des certifications agricoles, essentielles pour l’exportation des produits gabonais.


« Ici, l'objectif est de former le personnel des services impliqués dans les activités de durabilité de la caisse sur les exigences pour les certifications agricoles »


a expliqué l’un des formateurs. Ces normes de certification sont devenues un passage obligé pour accéder aux marchés internationaux, d’où l’importance de cette mise à niveau.


Un représentant d’un organisme partenaire, l’Alliance, s’est félicité de cette initiative, estimant que ce type de collaboration renforçait la compétitivité des produits gabonais :


« Nous, à l’Alliance, pensons que ce partenariat va donner une plus-value à la production gabonaise sur le plan international »


Toutefois, quelques obstacles ont été relevés au cours de l’atelier. 


« Les formations ont été données en français, mais après il faut veiller à ce que les formations reçues soient donnés en langue locale fang aux planteurs car les planteurs ne maîtrisent pas la langue française»


a confié un participant à Gabon1ère.


«Pour être efficace, toute action de renforcement de capacités doit prendre en compte les réalités linguistiques locales. Intégrer des traducteurs ou proposer des supports dans les langues locales est essentiel pour garantir une réelle appropriation des connaissances transmises»


souligne un enseignant de la faculté des droits et des sciences économiques de l’Université Omar Bongo (UOB). 


Face à cela, des recommandations ont été formulées pour les prochaines éditions.


« Lorsqu’il y a des personnes dans l’auditoire qui nécessitent un traducteur, il faut en prévoir un. Il faut aussi indiquer clairement la langue utilisée et, s’il y a traduction, mentionner le nom du traducteur »


a rappelé un encadrant.


À terme, cette formation devrait permettre une meilleure organisation des filières cacao et café, avec la mise en place de systèmes de gestion interne conformes aux standards internationaux.


 


 

Par Pamphile EBO

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