SEPT ENTREPRISES CHINOISES
Le ministère des Mines et des Ressources géologiques a reçu, récemment, une délégation d’hommes d’affaires chinois, en présence du ministre Gilles Nembe. L’objet de cette séance de travail était d’explorer les opportunités d’investissement dans la transformation locale du manganèse au Gabon, conformément à la nouvelle donne instaurée par les autorités, qui prévoit l’interdiction d’exporter le minerai brut à partir de janvier 2029.
Sept entreprises chinoises spécialisées dans la transformation minière, dont certaines avec plus de 20 ans d’expérience, veulent donner un coup d’accélérateur à la coopération économique sino-gabonaise.
« Notre société est fondée en Mongolie intérieure pour la transformation de manganèse. Nous avons des expériences de plus de 23 ans »
a déclaré un des chefs de file de la délégation. Pour lui, l’implantation de leur projet au Gabon représente « une belle carte à jouer » pour le pays, qui ambitionne une industrialisation accrue.
Il y avait au menu des échanges trois projets concrets ayant pour objectif de contribuer au développement d’une filière solide de transformation du métal.
« Nous avons parlé de notre projet, de notre société et surtout de la manière de réaliser la politique de 2029. Après l’installation, je crois que notre projet va être la carte et l’image aussi du Gabon »
a poursuivi l’investisseur.
Pour le gouvernement gabonais, cette démarche arrive comme une bouffée d’oxygène dans un contexte où l’économie cherche un regain de forme.
« C’est un signal positif. Cela montre un regain d’activité dans le secteur minier. Nous avons du pain sur la planche, mais le Gabon a plusieurs cordes à son arc »
a affirmé un responsable du ministère.
“ La volonté du Gabon d’interdire l’exportation du manganèse brut dès 2029 est une avancée stratégique très importante. Cette initiative favorisera la création de valeur locale, la montée en compétence technique et l’emploi. L’intérêt manifeste des entreprises chinoises, dotées d’une expertise éprouvée, est prometteur. Cependant, il serait important de garantir un transfert de technologie réel et un partenariat équitable, au service du développement industriel durable du Gabon”
commente un enseignant de la faculté des droits et des sciences économiques de l’Université Omar Bongo (UOB).
Le consortium chinois se veut porteur de technologie de pointe, avec l’ambition de vulgariser des méthodes reconnues mondialement. Un vrai baume au cœur pour les autorités, qui voient dans cette collaboration un gain stratégique et une reprise solide pour l’économie gabonaise. Le Gabon a véritablement mis le pied sur la pédale d’accélérateur vers une transformation locale, créatrice de valeur et d’emplois.