ÉLECTIONS SUSPENDUES AU 1ER ARRONDISSEMENT ?
L’élection dans le premier arrondissement de la commune de Ntoum a été officiellement suspendue. Mais la Commission nationale d'Organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER), ne s'est pas encore prononcée officiellement sur cette défaillance. Cette fausse note a déclenché une vague de contestations et de réactions sur le terrain. Les premières déclarations d’acteurs locaux, dont celle d’un candidat illustrent la situation.
Un candidat, visiblement ému, a pris la parole pour dénoncer ce qu’il qualifie de manipulations orchestrées par le Parti Démocratique Gabonais (PDG).
« La cause de l'annulation de cette élection, c'est tout simplement le PDG. Le PDG. Et comme toujours, le PDG »
a-t-il répété avec insistance sur place à Ntoum.

Selon lui, les irrégularités auraient été nombreuses, à commencer par la disparition de son bulletin, un document très important dans le processus électoral.
« Ils se sont arrangés à faire disparaître mon bulletin »
a-t-il affirmé en désignant les membres supposés du PDG qui auraient composé l’ensemble du bureau de vote.
Ce scrutin annulé serait, selon certains habitants, une première dans l’histoire électorale de Ntoum.
« Même en 1990, on n'a pas annulé une élection à Ntoum. Pourquoi maintenant ? »
s’est interrogé un électeur. L’événement marque donc une rupture avec la tradition démocratique locale? C’est un dysfonctionnement honteux pour la 5e République.
En parallèle, des discussions sont en cours avec la Commission provinciale pour tenter de rétablir un climat d’équité. Le candidat a souligné que des efforts de médiation étaient en cours, saluant la présence des représentants de la commission :
« Dieu a touché les cœurs des dirigeants de la Commission provinciale »
a-t-il déclaré.
Pour lui, la prière demeure la seule voie vers une solution durable :
« Continuons de fléchir nos genoux. Le mal qu'on appelle PDG, c’est un mal, je vous assure »
Ce message, à la fois politique et spirituel, illustre la parodie actuelle dans certaines zones du Gabon où les élections locales et législatives ont jeté l’opprobre sur le processus électoral.
Enfin, malgré l’annulation, l’orateur reste confiant :
« Le peuple seul sera le premier vainqueur de ces élections »
conclut-il.