"EN DESSOUS" DE L'ÉQUIPE B
Hier mercredi soir, le PSG a infligé un cuisant revers au FC Barcelone (1-2), dans un match qui restera longtemps gravé dans les mémoires, surtout du côté catalan. Privé de cinq titulaires, le club parisien, que beaucoup en Espagne considéraient comme un “petit poucet” sans ses stars, a donné une leçon de football à un Barça méconnaissable en seconde période. Et la presse espagnole n’a pas mâché ses mots.
“Un bain de réalité”, titre Marca, tandis qu’As parle d’un “cours magistral” délivré par Luis Enrique, ancien de la maison blaugrana. Ce qui devait être une soirée de gloire s’est transformée en déculottée tactique pour le grand favori catalan. Malgré un bon début de match, les hommes de Xavi ont totalement sombré physiquement, incapables de suivre le rythme de croisière imposé par un PSG pourtant largement remanié.
À Montjuïc, Paris n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Menés au score, les Parisiens ont renversé la situation avec caractère, solidité et une organisation de fer. De l’autre côté, la défense en dentelle du Barça a une nouvelle fois montré ses limites. Mundo Deportivo, d’habitude plus mesuré, déplore “une fin cruelle” et admet un “coup de frein brutal” pour l'équipe du virevoltant Lamine Yamal.
Sur les plateaux de télévision, le ton est monté. Dans El Chiringuito, certains journalistes n’ont pas hésité à qualifier le Barça de “petite équipe”, affirmant qu’ils ont été dominés par “le PSG B”. L’animateur Pedrerol, lui, a souligné que Barcelone n’avait cadré que trois tirs.
“Le championnat français est faible”, affirmaient certains avant le match. Mais mercredi soir, le PSG a prouvé qu’en Ligue des champions, il faut juger sur le terrain, pas sur les clichés. Ce Barça, présenté comme invincible, a été la risée de l’Espagne ce jeudi matin. Certains vont jusqu’à parler de catastrophe. “L’opprobre s’abat sur une équipe trop sûre d’elle, incapable de gérer la pression”, écrit un chroniqueur madrilène.
L’addition aurait pu être plus salée, et c’est peut-être là le plus inquiétant pour les Catalans. Cette fois, le PSG n’a pas été l’enfant de chœur habituel en Europe.