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Justice

SYLVIA BONGO ET NOUREDDIN NE VIENDRONT PLUS

SYLVIA BONGO  ET NOUREDDIN NE VIENDRONT PLUS
c’est confirmé : ils ne viendront pas

Libreville retient son souffle. Après une exfiltration digne d’un thriller, Sylvie Marie Aimée Valentin, alias Sylvia Bongo, et son fils Noureddin Bongo-Valentin, se dérobent à la justice gabonaise. Inculpés pour un faisceau d'infractions graves, détournement de fonds publics, corruption, blanchiment d'argent, et bien d'autres, ils devaient comparaître le 10 novembre prochain. On le pressentait, mais cette fois c’est confirmé : ils ne viendront pas.


Le procès tant attendu, repoussé à leur demande, semble désormais compromis. Une source judiciaire a confirmé que les autorités de Libreville ont été officiellement notifiées de ce revirement par leurs avocats britanniques. Ces derniers, du cabinet Mishcon de Reya, devaient pourtant superviser la défense en bonne intelligence avec les conseils locaux. Mais voilà que leurs clients prennent leurs distances avec les engagements initiaux. 


Les deux mis en cause ont littéralement pris la tangente, laissant derrière eux un pays en proie au doute et à la colère. Nombreux sont les Gabonais à y voir un pied de nez à la justice gabonaise. Dans le collimateur de l’opinion : l'exil doré de Sylvia et Noureddin, alors que d'autres coaccusés moisissent toujours à la prison centrale de Libreville. Ce refus de se présenter humilie un système judiciaire déjà mis en délicatesse depuis le coup de "Libération" du 30 août 2023.


Pour beaucoup, cette affaire incarne une justice à deux vitesses. Tandis que certains sont jugés dans des conditions strictes, d'autres contournent la loi et regardent de haut les institutions nationales. Ce duo n’a pas fait dans la dentelle en prenant la poudre d’escampette. Leur départ en catimini, sous couverture diplomatique selon certaines sources, s’apparente à une entorse aux accords passés après leur libération.


Le procès du 10 novembre est-il encore crédible ? Les regards se tournent vers Londres, où le silence complice intrigue. La justice gabonaise, désormais en branle, devra trancher : cédera-t-elle à cette fuite  ? 

Par Pamphile EBO

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