LE GABON ET L'ALLEMAGNE S'UNISSENT CONTRE LA CRIMINALITÉ FAUNIQUE
Selon le ministère des Eaux et Forêts du Gabon, l’initiative conjointe qui s’inscrit dans le cadre de la commémoration du dixième anniversaire de la résolution initiale de 2015, a pour but de faire du trafic d’espèces sauvages un « Crime Grave » en droit international. Un objectif qui devra être inscrit dans la prochaine revue de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale de 2026.
En effet, si l’Allemagne et le Gabon ont reconnu les progrès mesurables accomplis au cours de la dernière décennie, en l’occurrence la diminution du braconnage et des saisies record, grâce aux opération coordonnées comme l’Opération Thunder, mais à l’épreuve des faits, ces résolutions ne suffisent pas à enrayer ce commerce illégal.
23 milliards de dollars par an
Selon les dernières estimations, le trafic illicite d’espèces sauvages atteint jusqu’à 23 milliards de dollars par an, alimentant la corruption. Preuve de la menace permanente pour les écosystèmes, la sécurité mondiale et le développement durable.
À travers cet Appel Mondial Urgent à l'ONU, les deux partenaires confortent leur leadership en matière de conservation de la biodiversité et de coopération multilatérale.
Pour mieux faire face à cette menace permanente, ils encouragent la communauté internationale à adopter des approches holistiques et intégrées, notamment en renforçant le partage de renseignements, l’utilisation de technologies avancées, telles que l’intelligence artificielle pour demanteler les réseaux en ligne, le financement de la formation des gardes forestiers et procureurs.
Une ambition qui implique également une réforme du droit pénal international, afin de parvenir au développement d’un nouvel accord mondial plus fort et contraignant.
Dans cette dynamique, le Gouvernemenr gabonais envisage l’organisation d’ici 2027, à Libreville, d’une conférence internationale, avec le soutien d’une conférence de longue date.