ACCEPTE DE LIBÉRER TOUS LES OTAGES
Par une décision aussi inattendue que spectaculaire, le Hamas a annoncé son accord pour libérer « tous les otages » retenus dans la bande de Gaza, suivant la proposition du Président américain Donald Trump. Une annonce qui fait déjà couler beaucoup d’encre et de salive dans une région en ébullition, marquée par les affres de la guerre et une flambée de violence sans précédent depuis un an.
Le mouvement islamiste, qui défraie régulièrement la chronique internationale, a déclaré dans un communiqué
« accepter de libérer tous les prisonniers de l’occupation, vivants comme dépouilles »
en échange de la libération de Palestiniens détenus par Israël. Le tout dans le cadre d’un deal négocié en coulisses avec la Maison Blanche.
Donald Trump, qui n’a pas fait dans la demi-mesure, s’est immédiatement félicité de ce qu’il décrit comme
« une avancée majeure vers une paix durable »
Sur ses réseaux sociaux, il a appelé Israël à « stopper immédiatement les bombardements » sur Gaza pour permettre une libération rapide et sécurisée des otages. Le Président américain estime que « le Hamas est prêt pour une paix durable ». Il affirme que Washington « discute déjà des détails » d’un nouvel accord.
Mais ce plan, aussi ambitieux qu’explosif, soulève déjà de nombreuses questions. La proposition de Trump prévoit la création d’un Comité de la paix, un organe international de transition qu’il dirigerait lui-même. Une disposition sur laquelle le Hamas reste muet. De quoi provoquer une levée de boucliers chez certains analystes, qui y voient une incitation à la méfiance plus qu’à la réconciliation.
Le Hamas, qui a récemment essuyé un revers militaire, se dit toutefois prêt à entamer « des négociations immédiates » sur les modalités de l’échange. Il propose également de confier la gestion de Gaza à un gouvernement palestinien de technocrates, une tentative manifeste de colmater les brèches dans une autorité locale mise à sac et désemparée.
Depuis l’attaque sanglante du 7 octobre 2024, 251 personnes avaient été enlevées. Aujourd’hui, 47 sont toujours retenues, dont 25 considérées comme mortes. Le Hamas affirme avoir perdu contact avec deux d’entre elles à Gaza-ville, victimes collatérales de raids israéliens.