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EST-IL LA CIBLE DES CRITIQUES ?

EST-IL LA CIBLE DES CRITIQUES ?
Alan est apparu comme une véritable âme en peine errant sur la pelouse.

Le football, c’est la passion, l’émotion, les cris de joie… mais aussi les désillusions et les incompréhensions. Depuis son entrée chez les professionnels en 2022, Alan Do Marcolino, 23 ans, n’a inscrit que cinq petits buts – un en sélection nationale et quatre en clubs. Un bilan qui, aujourd’hui, soulève de vives critiques, accentuées depuis sa dernière prestation indigne contre le Burundi.


Ce match, supposé être une formalité pour les Panthères, s’est transformé en cauchemar pour l’attaquant. Face à une équipe B du Burundi déjà éliminée et démobilisée, Alan est apparu comme une véritable âme en peine errant sur la pelouse. Il a manqué une occasion toute faite, d’une manière tellement grotesque qu’elle a provoqué les rires des supporters. Mais ce n’est pas seulement l’occasion manquée qui lui est reprochée, c’est le symbole qu’elle incarne : celui d’un joueur qui semble hors de son niveau, parachuté là où d’autres auraient mérité d’être.


L’équipe nationale n’est pas un moulin où l’on entre comme on veut. Ce n’est pas non plus une écurie ou un laboratoire où l’on vient tester des paris douteux. Face à des noms comme Denis Bouanga, Jim Allevinah, Shavy Babicka ou encore Pierre-Emerick Aubameyang, la comparaison fait mal. Alan Do Marcolino n’a ni le tranchant, ni l’expérience, ni les statistiques pour justifier sa place.


Formé au Stade Rennais FC, prêté à Quevilly (Ligue 2, 1 but), puis à Orléans (National, 3 buts), il signe finalement au Lusitânia FC, en deuxième division portugaise. Un parcours modeste. Et pourtant, c’est à lui qu’on confie la pointe de l’attaque dans un match décisif pour la Coupe du Monde. C’est à Alan qu’on donne les clés de l’attaque. Pourquoi ? Pour quel plan de jeu ? Sur quel profil s’est basé Thierry Mouyouma pour le titulariser ? Beaucoup s’interrogent : a-t-il été pistonné ?


Certes, tous les grands ont raté un jour. Mais comparer ses errements à une occasion manquée de Platini ou Ronaldo, Maradona, Ronaldinho ou Messi c’est fuir la réalité. Alan n’incarne pas les Panthères. Il a été un fantôme en sélection, à la place d’un vrai footballeur. Certains supporter le traitent de "Boa". Et aujourd’hui, nombreux sont ceux qui demandent des comptes au sélectionneur.


 


 

Par Pamphile EBO

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