TRAGÉDIE À PORT-GENTIL : UNE VIE FAUCHÉE, SIX BLESSÉS GRAVES
Un véhicule transportant sept personnes a percuté violemment le mur de l’établissement scolaire. Le choc a été si violent qu’il a coûté la vie à une jeune femme, Nancy Bravo Mbadinga, âgée de 35 ans, et fait six blessés graves, dont deux en urgence absolue.
Derrière les chiffres, c’est un drame humain qui rappelle à tous la fragilité de la vie et les conséquences dévastatrices de comportements imprudents sur la route.
Une matinée ordinaire virée au cauchemar
Il est environ 9 heures ce dimanche matin lorsque les habitants du quartier sont réveillés par un fracas assourdissant.
Un véhicule gris, un modèle utilitaire, venant du quartier des 25 Logements en direction du carrefour Printemps, roule à vive allure. À son bord, sept personnes dont le conducteur.
D’après plusieurs témoins, la voiture zigzaguait dangereusement sur la chaussée avant de heurter de plein fouet la barrière du lycée islamique.
« On a entendu un bruit énorme, comme une explosion. Puis des cris. »
raconte, encore tremblante, Agnès, une riveraine qui a vu la scène depuis sa terrasse.
L’impact a été d’une violence inouïe. La voiture a heurté le mur, rebondi, puis effectué plusieurs tonneaux avant de s’immobiliser sur le toit, complètement broyée.
Des débris jonchent la route, les vitres sont éclatées, et des passants accourent, impuissants face au chaos.
Une victime, six blessés et des vies brisées
Le bilan provisoire est lourd.
Parmi les occupants, Nancy Bravo Mbadinga, 35 ans, n’a pas survécu.
Éjectée du véhicule sous la violence du choc, elle est décédée sur le coup. Les six autres passagers sont grièvement blessés.
Deux d’entre eux dont un agent de police ont été évacués en urgence absolue vers le Centre Hospitalier Régional de Port-Gentil, avec un pronostic vital engagé. Les quatre autres souffrent de multiples fractures et traumatismes crâniens.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que plusieurs passagers ne portaient pas leur ceinture de sécurité.
Les secours sur place, la solidarité des habitants
Alertés immédiatement, les secours et forces de l’ordre sont arrivés rapidement sur les lieux.
Les habitants, encore sous le choc, ont aidé à dégager les blessés prisonniers de la carcasse du véhicule.
Les sapeurs-pompiers ont ensuite pris le relais pour stabiliser les victimes et sécuriser la zone.
« Les gens criaient, certains pleuraient. Les blessés appelaient à l’aide. C’était insoutenable. »
raconte Pascal, un chauffeur de taxi qui a participé aux premiers secours.
La circulation a été interrompue pendant plus d’une heure afin de permettre aux secouristes de travailler en sécurité et d’évacuer les blessés.
Les forces de l’ordre ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.
Des comportements à risque qui persistent
Cet accident tragique est loin d’être un cas isolé.
Chaque mois, des drames similaires endeuillent les routes de Port-Gentil, Libreville, Franceville ou Oyem.
Les causes sont presque toujours les mêmes : Vitesse excessive, Conduite en état d’ivresse, Non-port de la ceinture, Surcharge des véhicules, Et parfois, mauvais état des routes.
Les statistiques nationales de la sécurité routière montrent que plus de 60 % des accidents mortels sont liés à l’imprudence humaine.
Pour les gendarmes, rencontré sur les lieux :
« Ce n’est pas une question de loi, c’est une question de conscience. On peut multiplier les contrôles, mais tant que les conducteurs ne comprendront pas que la route n’est pas un terrain de jeu, ces drames continueront. »
Un appel à la conscience collective
La mort de Nancy et les blessures de six autres personnes ne doivent pas devenir un chiffre de plus dans les statistiques.
Elles doivent être un électrochoc.
Mais au-delà des lois, c’est une prise de conscience citoyenne qui s’impose.
Car sur la route, chaque geste compte : boucler sa ceinture, refuser de monter dans un véhicule conduit par un ami ivre, ralentir à temps, respecter les autres usagers.
Chaque décision peut sauver une vie.