61 MILLIARDS DE FRANCS CFA
Présenté comme le premier budget de la Ve République, le projet de loi de finances 2026 s’impose comme un moment charnière de la politique économique et sociale du Gabon. Avec une enveloppe record de 61 milliards de francs CFA allouée aux programmes sociaux, soit près de six fois plus qu’en 2025, le gouvernement affiche sa volonté de replacer le citoyen au cœur de l’action publique.
Protéger les plus vulnérables
Cette hausse spectaculaire de 50 milliards de francs CFA illustre un changement de cap assumé. L’objectif est de réduire les inégalités, protéger les plus vulnérables et donner à chaque franc investi un impact réel sur la vie des Gabonais. Cette orientation s’inscrit dans la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema celle d’un
« Gabon souverain, productif et digne »
Le ministre des Comptes publics, Henri-Claude Oima, a salué, lors de la présentation du texte à l’Assemblée nationale, la qualité du débat parlementaire et la pertinence des amendements proposés. Il a réaffirmé la détermination du gouvernement à protéger les populations fragiles, tout en rappelant les trois valeurs cardinales guidant cette refondation budgétaire : réalisme éclairé, transparence loyale et efficacité tangible.
Un dispositif qui impose de justifier chaque dépense publique
Le budget 2026 innove également par sa méthode. Pour la première fois, le Gabon adopte la méthode du budget base zéro. Un dispositif qui impose de justifier chaque dépense publique et d’en évaluer l’impact avant exécution. Cette approche vise à rompre avec les pratiques budgétaires traditionnelles et à renforcer la crédibilité de l’action de l’État.
Plusieurs chantiers prioritaires sont identifiés : le renforcement des filets sociaux pour les plus démunis, le soutien à l’éducation et à la formation professionnelle, l’amélioration de l’accès aux soins et la promotion de l’emploi productif. Autant de domaines jugés essentiels pour restaurer la confiance des citoyens et stimuler l’inclusion sociale.
Une enveloppe plus importante ne garantit pas le succès
Cependant, derrière les chiffres et les ambitions, de nombreux observateurs appellent à la prudence. L’efficacité de cette politique dépendra de la qualité de la gouvernance, du suivi rigoureux des programmes et de la capacité à mesurer l’impact réel sur le terrain. Car une enveloppe plus importante ne garantit pas, à elle seule, le succès.