tvplusafrique

Sport

COACHING RATÉ ET CHOIX APPROXIMATIFS

COACHING RATÉ ET CHOIX APPROXIMATIFS
À Rabat, les Panthères ont bu le calice jusqu’à la lie.

À Rabat, les Panthères ont bu le calice jusqu’à la lie. Battu 4-1 par le Nigeria en demi-finale des barrages africains du Mondial 2026, le Gabon a subi une raclée dont l’addition aurait pu être plus salée encore. Et, au centre du cyclone, un homme : Thierry Mouyouma, dont le coaching raté et les choix approximatifs ont précipité une débâcle mémorable.


Le plan de départ, prudent mais cohérent, n’a tenu qu’un souffle. Dès que les Super Eagles ont haussé le ton, l’équipe entraînée par Thierry Mouyouma a  sombré, révélant des failles béantes dans chaque transition. La relance suicidaire qui offre le 1-0 illustre un collectif qui prend de l’eau de toutes parts, mentalement fragile mais surtout une organisation tactique très limitéé.


 


Un passage improvisé vers un 4-4-2 qui ouvre l’axe comme une porte 


L’égalisation de Mario Lemina aurait pu relancer le récit, mais la prolongation a transformé le match en naufrage. C’est là que le sélectionneur s’est totalement perdu : remplacements hasardeux, jeunesse exposée puis retirée quelques minutes plus tard, et un passage improvisé vers un 4-4-2 qui ouvre l’axe comme une porte battante. Certains observateurs y voient un enfumage, un banc qui parle fort mais qui ne lit pas le jeu.


Face au Nigeria, nation du top 10 continental, il fallait du sang-froid. Mouyouma a offert l’inverse : un coaching à rebours, des ajustements hasardeux alors que ses couloirs buvaient la tasse, et des choix qui ont plus désorganisé qu’ils n'ont corrigé. Sortir Poko, puis Ndong, ses derniers chiens de garde, relève d’une gestion incompréhensible. Que dire du remplacement d'Openda ? Résultat : une équipe en déroute, coupée en deux, livrée à la puissance offensive adverse.


Pendant que le Nigeria déroulait, les Gabonais, eux, s’effondraient. Et comment expliquer l’écart final cinglant ? Il reflète une vérité. Le patron du banc gabonais n’est pas à la hauteur. Les joueurs sont courageux, mais le sélectionneur enfume quand l’adversité grimpe. 


 


Le Gabon file droit vers un nouveau naufrage


À cinq semaines du gratin continental, la presse gabonaise tire la sonnette d’alarme. Le Gabon ira-t-il à la CAN au Maroc pour prendre une branlée face au Cameroun et à la Côte d’Ivoire, négocier trois points contre le Mozambique et faire de la figuration dès le premier tour ?  Sans principes, sans discipline et sans un sélectionneur clairvoyant, le Gabon file droit vers un nouveau naufrage.

Par Pamphile EBO

Top Articles