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TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT CONTRE ASSIMI GOÏTA

TENTATIVE DE COUP D’ÉTAT CONTRE ASSIMI GOÏTA
Deux généraux maliens, Abass Dembélé et Néma Sagara, ont été inculpés mercredi et jeudi pour « atteinte à la sûreté de l’État » par un tribunal militaire de Bamako.

Deux généraux maliens, Abass Dembélé et Néma Sagara, ont été inculpés mercredi et jeudi pour « atteinte à la sûreté de l’État » par un tribunal militaire de Bamako, a-t-on appris jeudi 13 novembre 2025 auprès de sources judiciaires, sécuritaires et de leurs avocats. Ces arrestations s’inscrivent dans la descente aux enfers de plusieurs hauts gradés soupçonnés de vouloir renverser la junte dirigée par Assimi Goïta.


Les deux officiers, respectivement général de brigade de l’armée de terre et générale de l’armée de l’air, avaient été arrêtés début août, aux côtés de dizaines d’autres militaires. La purge menée par la junte, main de fer sur le commandement, avait conduit à leur radiation début octobre, ainsi qu’à celle de neuf autres soldats. Selon une source judiciaire, le juge d’instruction du 4e cabinet militaire de Bamako a formellement inculpé les deux généraux pour « tentative de déstabilisation » et « atteinte à la sûreté de l’État ». Une source sécuritaire a confirmé ces charges.


Les avocats d’Abass Dembélé et Néma Sagara ont réussi à voir leurs clients pour la première fois depuis leur arrestation. Le général Dembélé « a beaucoup maigri mais tient le coup », ont-ils indiqué, tandis que la générale Sagara « supporte difficilement la détention ». Ces images traduisent l’ampleur du nouveau tour de vis imposé par la junte au sein de l’armée malienne.


Les arrestations ont principalement touché la garde nationale, un corps d’élite de l’armée, et origine du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, l’une des figures centrales de la junte. Selon des sources proches de l’affaire, la junte durcit ainsi son contrôle et entend en finir avec toute tentative de rébellion.


Cette main de fer est un nouveau chapitre de la purge qui frappe l’armée malienne. Les généraux arrêtés se trouvent désormais dans les mailles du système judiciaire militaire, tandis que l’État cherche à consolider son pouvoir et à tordre le cou à toute opposition.





Par Pamphile EBO

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