AFFAIRE BONGO–VALENTIN : VERDICTS ET LOURDES CONDAMNATIONS FINANCIÈRES APRÈS 8 JOURS DE PROCÈS À LIBREVILLE
Le procès très médiatisé de l’ex-première dame Sylvia Bongo Ondimba et de son fils, Noureddin Bongo Valentin, s’est poursuivi ce lundi 17 novembre 2025 au Palais de Justice de Libreville, marquant une nouvelle étape de la session criminelle.
Les accusés devront réparer le préjudice financier estimé à plusieurs milliards de francs CFA :
Abdul Mubedje Osseni Ossa : 6,4 milliards FCFA
Jordan Camuset : 10 millions FCFA
Ian Ghyslain Ngoulou : 1,22 milliard FCFA
Gabin Otha Ndoumba : 110 millions FCFA
Kim Oun : 1,04 milliard FCFA
Jessy Ella Ekogha : 295 millions FCFA
Cyriaque Mvourandjami : 25 millions FCFA
Saliou Mohammed Ali : 5,2 milliards FCFA
Ces peines financières s’ajoutent aux peines d’emprisonnement prononcées pour divers délits, allant de 3 ans avec sursis à 15 ans de réclusion criminelle, selon la gravité des faits reprochés, incluant blanchiment de capitaux, détournement de fonds publics, corruption et association de malfaiteurs.
La Cour a également rappelé que les accusés disposent désormais d’un délai de 5 jours pour se pourvoir en cassation, passé lequel le verdict sera considéré comme définitif et irrévocable.
Pour la population gabonaise et les observateurs politiques, ces décisions constituent un signal fort de fermeté judiciaire et une étape majeure dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des deniers publics.
De nouvelles convocations à venir
Au cours du procès, le procureur général a annoncé que toutes les personnes citées dans ce dossier, qu’elles aient déjà comparu à la barre ou soient impliquées dans l’information judiciaire, seront bientôt entendues par la justice. Parmi elles figurent :
Yann Koubdje, Joseph La Pensée Essingone, Pascal Ogowe Siffon, Alain-Claude Bilie-By-Nze,
Plusieurs directeurs généraux d’administration,
Les représentants légaux des banques BGFIBANK, UGB et Orabank, pour leur rôle présumé dans le cadre du pillage des deniers publics.
Le procureur a souligné que ces auditions viseront à faire toute la lumière sur l’ensemble des complicités financières et administratives impliquées dans cette affaire.
Un procès sous haute tension
Ce procès, suivi de près par les médias et l’opinion publique, illustre la fermeté de la justice gabonaise dans la lutte contre la corruption et le détournement de fonds publics. Les prochains jours s’annoncent cruciaux, avec l’arrivée de nouvelles personnes à la barre et la possibilité de peines lourdes pour les principaux prévenus.