VIOLENCE FAMILIALE AU PK9, LE TÉMOIGNAGE BOULEVERSANT D’ESTHER
Pourtant, ce qui s’est produit un après-midi à la sortie de son établissement scolaire témoigne d’un drame familial d’une rare violence.
Selon le récit d’Esther, c’est aux alentours de 15 heures que son oncle et sa tante seraient venus la récupérer directement à l’école. Rien ne laissait présager l’épreuve qu’elle allait endurer. Le couple l’a conduite au PK9, un lieu relativement isolé, loin des regards. Sur place, d’après la jeune fille, ses tuteurs l’auraient accusée d’être une sorcière, prétextant que certains événements familiaux seraient de son fait.
La situation aurait alors dégénéré. Esther affirme avoir été rouée de coups « jusqu’au sang », incapable de se défendre face à la violence conjugale exercée contre elle. Terrorisée et cherchant à faire cesser les coups, elle aurait fini par « reconnaître » les accusations portées contre elle, déclarant être une sorcière et pouvoir se transformer en vampire. Une confession extorquée sous la contrainte, révélatrice d’un profond climat de peur et d’abus.
Ce témoignage, aussi choquant soit-il, met en lumière les dangers persistants liés aux accusations de sorcellerie, encore trop souvent utilisées pour justifier des actes de maltraitance envers des enfants vulnérables.
La loi gabonaise protège l’enfant
Il est essentiel de rappeler que la loi gabonaise interdit strictement toute forme de violence, d’abus ou de traitement dégradant envers les enfants, qu’ils soient biologiques, adoptés ou confiés. Le Code de protection de l’enfant en République gabonaise garantit le droit fondamental de chaque mineur à la sécurité, à la dignité et à l’intégrité physique et morale. De plus, l’orphelin bénéficie d’une protection renforcée, et toute personne responsable de violences ou mauvais traitements encourt des sanctions pénales sévères.