OFFRIR À LEURS PARENTS
La polémique enfle autour de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) après les récentes déclarations de son président, Pierre-Alain Mounguengui. À l’occasion d’une interview devenue virale ces derniers jours, le patron du football gabonais a pointé du doigt de graves dysfonctionnements internes concernant la gestion des équipements des Panthères. Selon lui, la pénurie de maillots relevée ces derniers mois n’aurait rien à voir avec l’ancien équipementier Puma, mais serait plutôt liée à des pratiques abusives au sein même du staff technique.
« On a un problème de gestion […] Certains membres du staff technique vont harceler le responsable du matériel pour qu’il leur donne des maillots à offrir à leurs parents au quartier », a déclaré Pierre-Alain Mounguengui, sans la moindre hésitation. Une sortie qui a surpris, voire choqué, de nombreux observateurs, incapables de comprendre comment des maillots destinés aux joueurs auraient pu être distribués à des proches, au détriment des premiers concernés. Cette gestion pour le moins légère aurait alimenté tensions et incompréhensions au sein de la Tanière.
Selon plusieurs sources internes, ces pratiques répétées auraient contribué à vider les stocks disponibles, au point où certains joueurs se seraient retrouvés contraints de réutiliser les mêmes tuniques, faute d’équipements neufs. Une situation embarrassante pour une sélection nationale engagée dans des compétitions internationales, et qui s’ajoute à une série de turbulences sportives.
La polémique intervient alors que la CAF a récemment rejeté des maillots jugés non conformes proposés pour la CAN 2025. Là encore, le président de la Fegafoot insiste : la responsabilité incomberait davantage à une mauvaise organisation qu’à l’équipementier. Sans citer de noms, Mounguengui met clairement en cause des membres du staff technique, jetant un nouveau trouble autour de l’encadrement des Panthères.
Ces révélations arrivent au mauvais moment pour une équipe déjà fragilisée par son échec aux qualifications pour le Mondial et à la veille de son retour à la Coupe d’Afrique des nations. Une crise de plus dont la sélection nationale se serait bien passée.