tvplusafrique

Politique

SYLVIA BONGO ONDIMBA FAIT SON ENTRÉE DANS LA RÉSISTANCE

SYLVIA BONGO ONDIMBA FAIT SON ENTRÉE DANS LA RÉSISTANCE
Dans un message public fort, l’ancienne Première dame du Gabon revient sur les événements du 30 août 2023, date du renversement du pouvoir. Elle décrit une année marquée par l’arrestation, le silence imposé et une lente reconstruction personnelle.

Plus d’un an après la chute du régime en août 2023, l’ancienne Première dame du Gabon a livré un témoignage rare et poignant sur les conditions de son arrestation et les mois qui ont suivi. Dans un texte diffusé publiquement, elle affirme que des hommes armés sont venus la chercher à son domicile le 30 août, la privant soudainement de sa liberté et de sa voix.


Elle décrit une période de grande vulnérabilité, marquée par la peur, l’isolement et l’impossibilité de s’exprimer. Selon ses propres mots, elle a dû “tenir”, “résister” et “croire” malgré les restrictions pesant sur elle. Ce n’est qu’au fil des mois, dit-elle, qu’elle a pu entamer un processus de reconstruction, convaincue que “la peur ne brise pas un corps qui garde la conviction”.


Cette prise de parole publique intervient dans un contexte politique toujours sensible au Gabon, où la transition engagée après la fin du régime continue de susciter débats et interrogations. En choisissant de s’adresser à nouveau à l’opinion, l’ancienne Première dame entend transformer “la douleur en force” et reprendre le contrôle de son récit, après une année qu’elle qualifie elle-même de rupture profonde.


Condamnée à 20 ans de  prison par cotumace pour détournement de fonds et de corruption.


Le verdict est tombé au terme d’un procès expéditif, tenu en l’absence de Sylvia Bongo et de son fils Noureddin Bongo, tous deux reconnus coupables de détournement de fonds et de corruption. Le tribunal les a condamnés à une amende de 100 millions de francs CFA chacun, tandis que Noureddin Bongo devra également verser 1 200 milliards de francs CFA au titre du préjudice subi par l’État. Les juges ont estimé qu’ils avaient profité de la fragilité d’Ali Bongo, affaibli par un AVC en 2018, pour orienter les affaires du pays à leur propre avantage. Avant leur procès, les deux accusés avaient dénoncé une “farce judiciaire”, contestant fermement les charges portées contre eux.


 

Par LINA M

Top Articles