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EXPOSÉS AUX BLESSURES

EXPOSÉS AUX BLESSURES
Les regards se tournent vers la sélection gabonaise et le sort de ses joueurs en cas de blessures.

À la veille de la CAN 2025, prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc, les regards se tournent vers la sélection gabonaise et le sort de ses joueurs en cas de blessures. Le Gabon, qui pourrait passer le premier tour en jouant trois matches, espère atteindre les huitièmes, les quarts, voire les demi-finales. Mais l’intensité des rencontres, avec un match tous les trois ou quatre jours, risque de mettre à rude épreuve les organismes.


Parmi les joueurs susceptibles d’être impactés, certains reviennent tout juste de blessures, comme Jim Allevinah, Shavy Babicka ou Mario Lemina. D’autres affichent déjà plus de 32 ans, à l’image de Pierre-Emerick Aubameyang, Guelor Kanga, Poko Biyogo, Ecuele Manga et l’un des frères Oyono. La crainte est réelle : à ce rythme, chaque contact, chaque accélération pourrait tourner au drame pour ces cadres.


Le problème est d’autant plus sensible que les joueurs expatriés sont souvent accusés de ne pas jouer à fond en sélection, préférant préserver leur corps pour briller en club en Europe. Dans le passé, Yann Bidonga et Merlin Abdoulaye Tandjigora ont subi les affres de ce système. Une fois encore, un joueur gabonais pourrait se retrouver totalement livré à lui-même après une blessure contractée sous le maillot national durant la CAN 2025. L’ombre du silence et de la lenteur de la FEGAFOOT, du ministère de la Jeunesse et des Sports et de l’Office national de développement des sports plane sur ces situations.


L’engrenage est connu : peur au ventre, les joueurs se retrouvent pris entre le marteau et l’enclume, confrontés à la pression de la sélection et à la nécessité de protéger leur carrière professionnelle. L’abandon de certains coéquipiers fortunés ne fait qu’accentuer cette tension, laissant derrière eux des blessures qui deviennent autant de cicatrices sur le parcours d’une carrière.


À quelques semaines du coup d’envoi, la question est très importante : la sélection gabonaise pourra-t-elle gérer ces risques et préserver ses cadres, tout en offrant un football performant et engagé ? L’histoire récente montre que chaque blessure a ses conséquences, et que le chemin vers la gloire peut se révéler semé d’embûches pour ceux qui portent le maillot national avec courage et fierté.





Par Pamphile EBO

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