HORREUR SPIRITUELLE AU CONGO-BRAZZAVILLE, QUAND LA MANIPULATION RELIGIEUSE MÈNE AU DRAME
Selon ce dernier, Dieu lui aurait ordonné de sacrifier ses enfants pour provoquer des bénédictions dans sa vie. Armée d’un bâton fourni par ce "prophète", la jeune femme a frappé ses enfants avec une brutalité extrême, l’un est mort sur place, les deux autres ont succombé à l’hôpital.
La mère et le pasteur ont été interpellés et présentés devant le procureur de la République.
Ce drame, aussi choquant soit-il, n’est malheureusement pas un cas isolé en Afrique. Dans plusieurs pays du continent, l’abus du nom de Dieu est devenu un outil redoutable entre les mains de faux prophètes, gourous autoproclamés et leaders religieux sans légitimité. Profitant de la vulnérabilité sociale, de la détresse économique ou de la soif de spiritualité, certains manipulent les fidèles jusqu’à provoquer des actes irréparables.
Ce phénomène interroge profondément, comment protéger les citoyens sans porter atteinte à la liberté de culte ? Comment distinguer le guide spirituel sincère de l’imposteur dangereux ? Ce drame rappelle l’urgence d’un encadrement plus strict, d’une éducation religieuse éclairée et d’un vigilance collective. Car lorsque la foi devient un instrument de manipulation, c’est toute la société qui vacille.