FIN DE PARCOURS BRUTALE
Les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, disputée au Maroc, ont livré leur verdict, et il est sans appel pour les quatre meilleurs troisièmes qualifiés pour la phase à élimination directe. Le Mozambique, le Bénin, le Soudan et la Tanzanie ont tous été éliminés dès ce premier tour couperet (8e de finales), mettant fin à leur parcours continental.
Qualifiés de justesse après une phase de groupes disputée, ces sélections espéraient créer la surprise et poursuivre l’aventure. Mais face à des adversaires plus réguliers et souvent plus expérimentés, la marche s’est révélée trop haute. Le Mozambique, malgré une organisation défensive intéressante, n’a pas résisté à la pression adverse et a fini par ouvrir les brèches en seconde période. Le manque d’efficacité offensive a une nouvelle fois pesé lourd dans la balance.
Le Bénin, de son côté, a montré un visage combatif et n’a jamais renoncé. Les Guépards ont longtemps tenu tête à leur adversaire, mais le manque d'inspiration de la ligne offensive a scellé leur sort. Cette élimination laisse un goût amer, tant l’équipe semblait capable de rivaliser sur le plan physique et tactique.
Le Soudan et la Tanzanie ont connu des scénarios similaires. Courageux mais limités dans la maîtrise du jeu, ils ont souffert face à des formations mieux structurées. La Tanzanie a notamment craqué en fin de match, victime de la fatigue et d’un banc moins fourni. Le Soudan, lui, n’a jamais réellement trouvé le rythme nécessaire pour inverser la tendance, après avoir ouvert le score face aux Lions de la Téranga.
Cette élimination collective des meilleurs troisièmes relance le débat sur l’écart de niveau entre les grandes nations africaines et les équipes en reconstruction et ayant un championnat national peu compétitif. Si leur présence en huitièmes témoigne de progrès, elle souligne aussi les limites actuelles de ces sélections. Pour le Mozambique, le Bénin, le Soudan et la Tanzanie, l’heure est désormais au bilan et à la préparation des prochaines échéances, avec l’espoir de revenir plus forts sur la scène continentale.