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CAMEROUN , PLUS DE 140 DÉTENUS POST-ÉLECTORAUX TOUJOURS EN PRISON

CAMEROUN , PLUS DE 140 DÉTENUS POST-ÉLECTORAUX TOUJOURS EN PRISON
Le tribunal militaire a rejeté la demande de libération provisoire de plus de 140 personnes arrêtées lors des manifestations post électorales.

Les interpellations ont eu lieu dans les jours et semaines ayant suivi le scrutin, marqué par des manifestations, des affrontements avec les forces de l’ordre et des actes de vandalisme dans plusieurs villes du pays. Selon les autorités, les personnes arrêtées sont soupçonnées d’avoir participé à des mouvements visant à troubler l’ordre public, incité à la violence ou diffusé, notamment sur les réseaux sociaux, des informations jugées de nature à déstabiliser le pays.


De leur côté, les familles et les conseils de la défense affirment que de nombreux détenus ont été arrêtés de manière arbitraire, parfois lors de rafles ou simplement pour avoir exprimé une opinion politique. Certains seraient de simples manifestants, d’autres de jeunes citoyens sans responsabilité particulière dans les violences.


Des mois de détention sans procès


Depuis leur incarcération, ces détenus ont passé plusieurs semaines, voire plusieurs mois en prison, pour la plupart en détention préventive. La décision du tribunal militaire de refuser leur libération provisoire prolonge cette attente, alors même que les procédures judiciaires avancent lentement.


Pour les familles, cette situation est vécue comme une double peine : l’éloignement d’un proche et l’absence de visibilité sur l’issue judiciaire. « Nous ne savons pas quand ils seront jugés, ni combien de temps cela va encore durer », confie un parent, la voix marquée par l’inquiétude.


Les familles restent dans l’angoisse 


À Yaoundé comme dans d’autres villes, les familles se disent épuisées moralement et financièrement. Certaines peinent à subvenir aux besoins quotidiens après l’arrestation d’un père, d’un frère ou d’un fils. Les conditions de détention et l’état de santé de certains prisonniers alimentent également les craintes.


Malgré le rejet de la libération provisoire, les proches gardent l’espoir d’un geste d’apaisement des autorités, à travers une accélération des procès ou des mesures de clémence. Des organisations de défense des droits humains appellent, elles aussi, à une solution qui permettrait de réduire les tensions et de favoriser le dialogue dans un contexte politique toujours sensible.


Pour l’heure, ces plus de 140 détenus restent derrière les barreaux, symboles d’une crise post-électorale dont les conséquences continuent de peser lourdement sur de nombreuses familles camerounaises.




 

Par LINA M

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