LES ENSEIGNANTS
Depuis le 10 décembre 2025, les syndicats SENA (Syndicat de l’Éducation nationale) et SYNETECPRO (Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel) sont en grève. Ce samedi 10 janvier 2026, lors d’une rencontre tenue à leur siège à La Peyrie, ils ont annoncé la reconduction du mouvement à partir du lundi 12 janvier. Cette décision concerne toute la communauté éducative et l’opinion nationale.
Selon les responsables syndicaux, cette grève se déroule dans le strict respect de la Constitution et des lois en vigueur au Gabon. Ils citent notamment : la loi n°18/93 sur le statut général de la fonction publique, la loi n°8/92 sur le statut général des fonctionnaires et la loi n°18/92 qui fixe les conditions de création et de fonctionnement des syndicats d’agents de l’État.
Les revendications des enseignants
Le cahier de charges des syndicats reste centré sur la régularisation des situations administratives des enseignants. Selon le SENA et le SYNETECPRO, ces demandes sont restées sans réponse malgré plusieurs démarches auprès des autorités. La grève vise donc à obtenir une solution durable pour ces questions administratives, essentielles au bon fonctionnement des écoles.
Les responsables syndicaux ont également interpellé directement le Président de la République, l’appelant à s’impliquer personnellement pour résoudre cette crise. Cette démarche montre l’importance du mouvement et le caractère urgent des revendications.
Impact et appel aux parents
En attendant une réponse officielle du gouvernement, les syndicats ont décidé de prolonger la grève d’une semaine supplémentaire. Ils demandent aussi aux parents de soutenir le mouvement en gardant leurs enfants à la maison.
Cette situation affecte l’ensemble du système éducatif, avec des cours suspendus dans plusieurs établissements. Les parents, élèves et enseignants sont directement concernés, et la population suit de près l’évolution de cette crise.
Le SENA et le SYNETECPRO continuent leur lutte pour la régularisation des enseignants, en restant dans le cadre légal, tout en sollicitant l’implication du gouvernement. La semaine à venir sera décisive pour savoir si un accord pourra être trouvé ou si le mouvement se poursuivra.