N'ENVISAGE PAS CAPTURER POUTINE
Près d’une semaine après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, Donald Trump a déclaré ce vendredi 9 janvier qu’il n’envisageait pas de lancer une opération similaire à "Absolute Resolve" pour capturer Vladimir Poutine. La déclaration intervient dans un contexte de tensions accrues entre Moscou et Washington, mais aussi de déclarations provocatrices de plusieurs acteurs internationaux.
Une proposition de Zelensky, une opération rejetée par Trump
L’idée de capturer Vladimir Poutine avait d’abord été suggérée par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Le 3 janvier, peu après la détention de Maduro, Zelensky avait laissé entendre qu’il serait acceptable d'utiliser la force contre des dirigeants russes, en soulignant que si de telles opérations pouvaient être menées contre des dictateurs, cela ouvrirait la voie à d’autres actions contre Moscou. Zelensky n’avait pas cité nommément Vladimir Poutine, mais ses propos étaient clairs.
Quelques heures après cette déclaration, Zelensky avait également évoqué Ramzan Kadyrov, chef de la république tchétchène, en appelant Washington à mener "une sorte d’opération" contre lui, le qualifiant de "meurtrier". Ces propos illustrent la tension croissante entre Kiev et Moscou, et l’escalade verbale qui accompagne souvent la crise diplomatique.
Trump : "Ce ne sera pas nécessaire" et de bonnes relations avec Poutine
Interrogé ce vendredi 9 janvier par la presse, Donald Trump a répondu de manière claire et ferme : "Je ne pense pas que ce soit nécessaire." Le président américain a également vanté ses relations avec Vladimir Poutine, affirmant qu’il "a toujours entretenu d’excellentes relations" avec le président russe.
Cette déclaration contraste avec l’image souvent belliqueuse que Donald Trump a eue par le passé, mais reflète peut-être une volonté de calmer le jeu dans un contexte géopolitique tendu. Lors d’une réunion avec des compagnies pétrolières à la Maison-Blanche, Trump a exprimé sa frustration face au conflit russo-ukrainien.
Une guerre qui le déçoit, mais qu’il pense pouvoir régler
"Je suis très déçu", a-t-il déclaré. "J’ai résolu huit guerres, et je pensais que ce serait une affaire simple, peut-être même l’une des plus faciles." Trump a ajouté qu’il n’était pas certain de la situation, mais qu’il pensait que "nous finirons par régler le problème".
Il a également évoqué la faiblesse économique de la Russie, soulignant que "le mois dernier, ils ont perdu 31.000 personnes, beaucoup de soldats russes, et leur économie est fragile". Selon lui, la situation devrait s’améliorer dans les prochaines semaines, permettant de trouver une solution diplomatique au conflit.
Une pression militaire et économique accrue contre la Russie
À défaut d’une capture de Vladimir Poutine, le gouvernement américain semble multiplier les actions contre la Russie sur le plan patrimonial et militaire. Ce mercredi 7 janvier, une opération en Atlantique Nord a permis aux forces armées américaines de prendre le contrôle d’un navire russe, poursuivi dans le cadre du blocus contre des pétroliers liés au Venezuela.
Par ailleurs, Washington ne cache pas son intention d’affaiblir la Russie par d’autres moyens, notamment en saisissant ses actifs ou en renforçant ses alliances militaires. La tension monte, mais Trump insiste : "Ce ne sera pas nécessaire."
Eviter une nouvelle confrontation directe avec la Russie
Alors que la crise ukrainienne continue de faire rage, la déclaration de Donald Trump marque une volonté de désescalade apparente, tout en maintenant une pression diplomatique et militaire sur Moscou. La question demeure : jusqu’où la diplomatie américaine est-elle prête à aller pour éviter une nouvelle confrontation directe avec la Russie ? La réponse reste incertaine, mais une chose est sûre : la situation reste explosive.