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AUX MIGRANTS SOUS TRUMP

AUX MIGRANTS SOUS TRUMP
Depuis le retour du président Trump à la Maison-Blanche, l’ICE a intensifié les arrestations des migrants mais la hausse des violences ,remet en question le vrai but de la politique Trump .

L’agence fédérale américaine chargée de l’immigration l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) ,arenforcer ses opérations de contrôle et d’arrestations à l’intérieur du territoire. Officiellement centrée sur les “criminels dangereux”, cette politique d’application a conduit à des arrestations massives de personnes sans antécédents criminels, des déten­tions controversées et des incidents violents lors d’opérations dans plusieurs villes américaines.


Arrestations illégales des citoyens


Selon des enquêtes récentes, l’ICE n’arrête pas uniquement des personnes avec condamnations criminelles. Une grande partie des personnes arrêtées en 2025 n'avaient aucune condamnation pénale, parfois jusqu’à 65 % à 70 % des détenus ICE selon des analyses indépendantes. Dans certains bureaux régionaux, comme Dallas, les arrestations de personnes sans condamnation ont fortement augmenté, jusqu’à représenter plus de la moitié des arrestations en 2025. Ce phénomène va de pair avec des critiques affirmant que l’agence opère parfois des contrôles au faciès et des arrestations « discriminatoires », notamment contre des personnes non-blanches ou des militant·es solidaires des migrants. Ces chiffres contredisent partiellement la rhétorique officielle selon laquelle l’ICE ne cible que des criminels violents ou dangereux, et ont alimenté des accusations d’arrestations arbitraires, incluant des citoyens américains ou des bi-nationaux mal identifiés par erreur lors de raids.


Activistes et soutiens ciblés


Au-delà des migrants, des militant·es et des personnes venant en aide aux communautés migrantes ont rapporté être harcelé·es, arrêté·es ou intimidé·es lors d’opérations ICE. Certains témoignages dénoncent une répression ciblée des activistes intervenant pour protéger leurs voisins ou documenter des abus, évoquant des violations des droits civiques. Abus d autorité et  meurtre de ICE L’incident le plus médiatisé s’est déroulé le 7 janvier 2026 à Minneapolis, où Renée Good, 37 ans, militante et citoyenne américaine, a été tuée par balle par un agent ICE lors d’une vaste opération. Plusieurs éléments ont suscité l’indignation :Good participait à une patrouille communautaire pour surveiller l’activité fédérale, pas à une attaque violente.Les autorités fédérales ont affirmé qu’elle avait percuté l’agent avec son véhicule, mais des enregistrements vidéo indépendants remettent en question cette version. L’affaire a déclenché des protestations nationales, avec plus de 1 000 rassemblements sous la bannière « ICE Out For Good », dénonçant la violence excessive et exigeant des enquêtes indépendantes.


Fusillades et violences des autorités


Le lendemain de l’affaire Good, une autre action fédérale à Portland (Oregon) a dégénéré. Deux hommes originaires du Venezuela ont été touchés par des tirs de la part d’agents fédéraux, selon les autorités locales. Des manifestants ont ensuite été arrêtés lors de mobilisations contre l’ICE, déclenchant un débat sur l’usage de la force et les droits civiques. Ces développements surviennent dans un contexte de hausse générale des opérations de l’ICE : Entre juillet 2025 et janvier 2026, au moins 16 fusillades impliquant des agents d’immigration ont été enregistrées, avec plusieurs blessés et décès. Décès en détention ont atteint des niveaux records, avec 32 personnes mortes en 2025, pour des raisons allant de mauvaises conditions à la violence directe. Les défenseurs des droits humains critiquent l’absence de supervision indépendante, les conditions de détention désastreuses et l’absence de mécanismes efficaces pour prévenir les abus contre des personnes sans condamnation ou des militant·es solidaires des migrants.

Par LINA M

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