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Fait divers

AGRESSÉE PAR SA RIVALE PRÉSUMÉE À NDENDÉ

AGRESSÉE PAR SA RIVALE PRÉSUMÉE À NDENDÉ
À Ndendé, une étudiante accuse sa rivale amoureuse de l’avoir agressée après la découverte d’une relation parallèle. L’affaire, désormais judiciaire, relance le débat sur les violences passionnelles.

Une affaire aux contours passionnels a récemment retenu l’attention de l’opinion publique. Ce lundi 19 janvier 2025, le témoignage d’une jeune étudiante affirmant avoir été agressée par une femme présentée comme sa rivale amoureuse a suscité de nombreuses réactions. Les faits se seraient déroulés à Ndendé, dans le sud du Gabon. Entre accusations, versions contradictoires et blessures morales, cette histoire met en lumière les dangers des conflits privés mal gérés et relance le débat sur la protection des personnes.


C’est à Nzeng-Ayong, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville, que la victime présumée a accepté de livrer son témoignage.


Sonia, une étudiante de 23 ans au cœur de l’affaire


La jeune femme, que nous appellerons Sonia pour préserver son identité, est âgée de 23 ans. Étudiante, elle raconte avoir vécu pendant deux ans une relation amoureuse qu’elle croyait stable avec un homme prénommé Randy. Le couple vivait ensemble dans un appartement à Libreville et, selon Sonia, rien ne laissait présager un tel dénouement.


« Nous étions ensemble depuis deux ans. Je pensais vraiment que c’était sérieux », confie-t-elle. Comme beaucoup de jeunes couples, ils partageaient les charges du quotidien et avaient fait le choix de vivre sous le même toit. Mais cette apparente stabilité va progressivement s’effondrer.


Les premières difficultés financières


Selon le récit de Sonia, les problèmes ont commencé lorsque son compagnon a cessé de payer régulièrement le loyer. Face à cette situation, Randy lui aurait proposé une solution : louer une maison ensemble, estimant que cela permettrait de faire des économies.


« Il m’a dit que ce serait mieux de prendre une maison ensemble, que ça coûterait moins cher », explique-t-elle. Le couple trouve alors une maison de deux chambres, avec salon, cuisine et douche, pour un loyer mensuel de 120 000 francs CFA.


Cependant, après seulement un mois, Randy aurait avoué ses difficultés financières. Il aurait expliqué vivre de petits boulots insuffisants pour assumer le loyer. Il décide alors de se rendre à Mwela Ndendé, affirmant vouloir y trouver un emploi plus stable.


Sonia accepte cette décision, pensant qu’il s’agissait d’un sacrifice temporaire pour le bien du couple.


Une expulsion brutale et des soupçons


Le 25 du mois, le loyer n’est toujours pas payé. La propriétaire, excédée, demande au couple de quitter les lieux. Sonia se retrouve ainsi dehors en pleine nuit, aux alentours de 22 heures.


« La bailleresse nous a dit qu’elle était désolée, mais qu’elle devait nous mettre dehors », raconte-t-elle avec émotion.


C’est dans ce contexte de précarité et de doute que Sonia commence à soupçonner l’existence d’une autre femme dans la vie de son compagnon.


La découverte d’une relation parallèle


Peu avant son voyage à Ndendé, Sonia affirme avoir découvert que Randy entretenait une relation avec une autre femme, avec laquelle il aurait même un enfant. Deux jours avant son départ, elle appelle son compagnon au téléphone. À sa grande surprise, c’est une femme qui décroche.


« C’est la fille qui a répondu. On a discuté un peu. Elle ne m’a pas insultée, elle m’a même bien répondu », explique Sonia.


Pensant pouvoir obtenir des explications claires, Sonia décide alors de se rendre à Ndendé pour confronter son compagnon.


Un séjour qui tourne au cauchemar


Une fois arrivée à Ndendé, la situation dégénère rapidement. Selon Sonia, la femme présentée comme sa rivale aurait refusé sa présence, arguant du fait qu’il n’y avait qu’une seule chambre.


Les tensions montent, et la discussion se transforme en bagarre. Sonia affirme avoir été violemment agressée.


« Elle est tombée sur moi. J’ai eu des blessures. Après, ses frères sont arrivés. On me poussait la tête, on me maltraitait », raconte-t-elle.


La jeune femme dit avoir passé la nuit à même le sol, sans assistance, avant de quitter les lieux au petit matin.


La version de la présumée agresseuse


Contactée, la femme accusée d’agression rejette certaines accusations et livre sa propre version des faits. Elle affirme ne pas avoir cherché le conflit et soutient que Sonia serait venue provoquer une confrontation.


« Je lui ai dit : tu es qui pour me parler comme ça ? Moi, je n’ai pas de problème avec toi, j’ai un problème avec lui », déclare-t-elle.


Elle affirme que Sonia aurait tenté de la gifler, ce qui aurait provoqué sa colère. Selon elle, Randy se serait interposé pour éviter que la situation ne dégénère davantage.


Elle reconnaît cependant la complexité de la situation et confirme l’existence d’une relation avec l’homme au centre du conflit.


Une nuit de trop et une décision controversée


D’après la présumée rivale, la nuit aurait été particulièrement tendue. Elle affirme que Randy et Sonia auraient dormi dans sa chambre, tandis qu’elle-même dormait sous le lit avec ses enfants. Au matin, Randy aurait pris une décision radicale.


« Il a décidé de rester avec moi et de mettre fin à leur relation », explique-t-elle.


Une version que Sonia ne confirme pas totalement, se disant surtout choquée et profondément blessée par ce qu’elle a vécu.


Une affaire désormais entre les mains de la justice


Aujourd’hui, Sonia se retrouve sans logement stable, fragilisée moralement et physiquement. Malgré tout, elle affirme vouloir se reconstruire et tourner la page.


Déterminée à obtenir justice, elle dit avoir porté l’affaire devant les autorités compétentes afin que toute la lumière soit faite sur cette agression présumée.


Cette affaire relance le débat sur la gestion des conflits amoureux, la protection des femmes et le respect des droits individuels. Elle rappelle également l’importance de recourir aux voies légales plutôt qu’à la violence pour régler les différends privés.


En attendant les conclusions de l’enquête, l’opinion publique reste partagée, entre compassion pour la victime présumée et prudence face aux versions contradictoires. Une chose est certaine : cette affaire laisse derrière elle des blessures profondes et pose une nouvelle fois la question des dérives des conflits passionnels.


 


 


 

Par Pamphil

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