LE BARREAU REÇU À LA COUR
Le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Aba'a Owono, a reçu le bureau directeur de l’Ordre des avocats du Gabon. Entouré des autres juges constitutionnels et des juges assistants, le président de la haute juridiction a accueilli une délégation conduite par le bâtonnier de l’Ordre, Me Raymond Obame Sima. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de dialogue visant à renforcer le fonctionnement harmonieux de la justice gabonaise.
Présentation du nouveau bureau du Barreau national
Au cœur de cette audience figurait la présentation officielle du nouveau bureau directeur du Barreau national. Une démarche que le bâtonnier a tenue à inscrire dans un cadre républicain et institutionnel. Me Raymond Obame Sima a rappelé l’importance de ces échanges avec les autorités de la République afin d’instaurer une meilleure compréhension mutuelle des enjeux judiciaires.
« Nous avons la mission de rendre visite à toutes les autorités afin de présenter le nouveau bureau directoire du barreau national. C'est également l'occasion qui nous est offerte pour échanger avec les interlocuteurs en l'occurrence de la Cour constitutionnelle sur certaines préoccupation qui concerne l'ordre mais qui concerne aussi le fonctionnement à la justice en général dans notre pays »
a-t-il déclaré.
Des préoccupations sur l’arsenal juridique gabonais
Les échanges ont permis d’aborder plusieurs sujets majeurs liés au fonctionnement de l’institution ordinale et, plus largement, à l’administration de la justice dans ses différents démembrements. Parmi les points soulevés figurent la nécessité de revisiter certains textes devenus caducs et l’application jugée inconstitutionnelle de certaines dispositions en vigueur dans l’arsenal juridique gabonais.
Le bâtonnier a insisté sur l’urgence d’adapter ces textes aux réalités actuelles afin de garantir une justice plus efficace, équitable et conforme aux principes constitutionnels.
La question de l’accès des avocats à la Cour constitutionnelle
Un point sensible a particulièrement retenu l’attention lors des discussions : les conditions d’accès des avocats à la Cour constitutionnelle. Me Raymond Obame Sima a évoqué les restrictions prévues par l’ancien règlement de procédure.
« Nous avons exposé à la cour que le règlement de procédure dans l'ancien Cour constitutionnelle faisait obligation aux avocats qui veulent plaider ici d'avoir 18 ans d'exercice alors que dans les autres pays les cours de conseil jés constitutionnel il y a pas cette exigence donc monsieur le président de la Cour constitutionnelle s'est montré très 10:38 sensible et a dit que la cour comme elle est dans la rédaction v de procédure à tenir compte »
a-t-il souligné.
Une avancée pour l’indépendance de la justice
Cette rencontre avec les responsables de la haute juridiction constitutionnelle revêt une importance majeure pour l’indépendance de la profession d’avocat et l’application rigoureuse des textes portant organisation et fonctionnement du système judiciaire. Elle marque une étape significative vers un dialogue institutionnel renforcé, au service d’une justice plus moderne et plus accessible au Gabon.