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SOLUTION POUR ÉVITER LA COUPURE TOTALE

SOLUTION POUR ÉVITER LA COUPURE TOTALE
Délestage électrique solution pour éviter coupures totales et protéger réseau

Dans une ville où, au même moment, ménages, commerces et industries sollicitent fortement l'électricité, la consommation peut rapidement dépasser la capacité de production disponible. Climatiseurs, téléviseurs, réfrigérateurs, machines industrielles – tous tirent sur le réseau électrique, créant une situation critique. Lorsque cette demande devient trop forte, des délestages sont opérés sur le réseau électrique. Il ne s'agit pas d'une panne, mais d'une décision technique volontaire visant à préserver la stabilité du système.



Origine et signification du délestage


Guy Noël Ondo Ekomy, chef département électricité de la SEEG, explique : « Le mot délestage, vient du verbe délester et délester c’est enlever du lest, le lest c’est du poids, enlever du poids. En jargon électrique, le poids c’est la charge. La charge c’est la somme de la consommation en énergie, donc le délestage. Quand on dit délester c’est enlever de la charge à l'ensemble de la charge. On enlève une partie, donc c'est volontaire » Autrement dit, on coupe volontairement une partie du courant pour éviter que tout le système ne lâche. En simplifiant, il s’agit d’alléger la charge électrique pour maintenir l’équilibre entre la production et la consommation.


L’obligation de délester


“On est dans l'obligation de délester lorsqu'on se rend compte qu'un des éléments du système électrique est proche de sa limite acceptable” précise le responsable. Cela signifie que le réseau approche du seuil critique, où un dépassement pourrait entraîner une coupure totale, voire un effondrement du système électrique. Pour éviter cette catastrophe, la solution consiste alors à réduire volontairement la consommation électrique dans certaines zones.



Planification et choix des zones à délester


Les délestages ne sont pas décidés au hasard. La SEEG établit un planning indiquant les quartiers concernés, les horaires approximatifs et la durée des coupures. Le choix de ces zones aussi n'est pas fait de façon arbitraire. “Il y a certaines zones qu'on ne peut pas couper la journée. Par exemple, le centre-ville, on ne coupe pas trop le centre-ville la journée parce qu'on sait qu'il y a des administrations qui travaillent. Donc entre le matin 8h et 15h, on fera des efforts de ne pas toucher le centre-ville. On va plutôt toucher des zones périphériques où il n'y a pas assez d'activité”, précise Guy Noël Ondo Ekomy. 


Ce mode opératoire vise à limiter l’impact des coupures sur la vie quotidienne et l’économie locale. En ciblant prioritairement les zones moins sensibles ou moins actives durant la journée, la SEEG cherche à équilibrer la nécessité technique avec le minimum de désagréments pour la population.



Les limites de la prévision


Cependant, malgré une planification rigoureuse, les prévisions ne sont pas toujours exactes. Plusieurs facteurs entrent en jeu, rendant la gestion du réseau électrique complexe. “Si on s'en tient au comportement des humains, c'est que quelque part on n'est pas sûr de l'exactitude de ce qu'on est en train de faire. On n'a pas de science exacte là-dessus. Donc on fait des projections. Des fois ces projections peuvent passer à côté”, confie le responsable.


En période de forte consommation, le délestage demeure un outil essentiel utilisé pour répartir l’alimentation électrique sur le réseau. Il fait partie des mécanismes mis en œuvre lorsque la production ne permet pas de couvrir l’ensemble de la demande, afin d’éviter la coupure totale du système. La situation est tout de même suivie de près par les usagers qui espèrent bientôt constater une amélioration durable de l'alimentation électrique.



 


 


 


 

Par Pamphil

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