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NAUFRAGE COLLECTIF EN COURS POUR LES PANTHÈRES U17

NAUFRAGE COLLECTIF  EN COURS POUR LES PANTHÈRES U17
Panthères U17 humiliées : huit buts encaissés, Ngoma menacé

Le couperet est tombé, brutal, implacable. Les supporters gabonais ont honte. En deux sorties seulement, les Panthères U17 du Gabon ont déjà encaissé huit buts. Huit. Un chiffre qui claque comme une gifle et qui en dit long sur le naufrage en cours. Deux matches, deux défaites, et l’impression désagréable d’assister à une lente descente aux enfers. À ce rythme, la compétition ressemble davantage à un chemin de croix qu’à une campagne d’apprentissage.


Dès la journée inaugurale, le ton était donné. Opposées aux redoutables Lionceaux du Cameroun U17, les jeunes Gabonais ont été écrasés 5 buts à 1. Une véritable démonstration de puissance des Camerounais face à une équipe gabonaise dépassée dans tous les compartiments du jeu. Défense aux abois, milieu inexistant, attaque timorée. La copie rendue était indigente.


Une défense aux abonnés absents


On espérait une réaction d’orgueil lors de la deuxième rencontre. Mais face à la RD Congo U17, le scénario catastrophe s’est répété. Défaite 3 buts à 1. Trois nouveaux buts encaissés, avec une facilité déconcertante. Au total, huit buts concédés en deux matches. Une hémorragie.


Le constat est cruel. Le gardien gabonais semble livré à lui-même, abandonné par une arrière-garde qui ressemble à une passoire. Les adversaires pénètrent dans la surface comme dans un moulin. Les jeunes Camerounais et Congolais ont trouvé un champ libre, une autoroute vers les filets. À ce niveau de compétition, une telle fébrilité défensive est tout simplement inacceptable.


Les replis défensifs sont tardifs, le marquage approximatif, les duels perdus les uns après les autres. À chaque offensive adverse, le danger est palpable. C’est toute l’équipe qui joue comme des âmes en peine.


Une équipe en victime expiatoire


Deux défaites en deux matches, seulement deux maigres buts inscrits. La messe est dite. Les Panthères donnent l’image d’une équipe en victime expiatoire, venue pour subir et se faire ridiculiser. Sur le terrain, le manque de coordination saute aux yeux. Les lignes sont distendues, les transitions inexistantes, et l’envie semble s’étioler au fil des minutes.


Ce qui choque le plus, au-delà des scores, c’est l’attitude. Les regards baissés, les gestes d’agacement, les approximations techniques répétées. Les joueurs qui gisent au sol pendant de longues minutes dès que les contacts deviennent un peu durs. On ne sent ni révolte ni sursaut collectif. Le football est un sport d’erreurs, certes, mais aussi de caractère. Et le caractère, pour l’instant, fait cruellement défaut.


L’encadrement technique dans la tourmente


À ce stade, les critiques se tournent inévitablement vers le banc. L’encadrement technique est pointé du doigt. Comment expliquer un tel manque de préparation ? Comment justifier ces largesses défensives répétées ? Les choix tactiques interrogent, tout comme la gestion mentale d’un groupe visiblement en perte totale de confiance.


Ces 3 nouveaux buts encaissés, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Le sélectionneur, Jean-Joseph Ngoma, est désormais sur la sellette. Son avenir à la tête de cette sélection paraît plus incertain que jamais. Les supporters réclament des comptes. Certains vont jusqu’à évoquer une démission nécessaire pour provoquer un électrochoc.


Dans un pays comme le Gabon, où le football fait rêver, voir les couleurs nationales ainsi malmenées est vécu comme une véritable humiliation. La comparaison avec les voisins du Cameroun ou de la République démocratique du Congo est douloureuse. Eux affichent solidité, discipline et ambition. Le Gabon, lui, semble naviguer à vue.


L’heure des décisions


Il reste encore un  match à jouer contre la RCA, et des claques à prendre. Le départ est déjà très catastrophique. Huit buts encaissés, deux défaites, une défense en ruine et un encadrement sans inspiration. Le tableau est sombre. Très sombre.


Il est encore temps de sauver l’honneur, de ne plus aller un jour disputer une compétition dans le but de souiller le vert-jaune-bleu et de prouver que le football gabonais n’a pas que des tocards U17. Mais cela passera par une remise en question profonde, collective et immédiate. Car au-delà des scores, c’est l’image du football gabonais qui est calomniée.





Par Pamphil

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