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49 MILICIENS CAPTURÉS

49 MILICIENS CAPTURÉS
FARDC neutralisent CRP et ADF en Ituri : 500 armes saisies

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont dressé un bilan des opérations menées récemment dans la province de l’Ituri, visant à neutraliser les groupes armés actifs dans la région. Ces opérations ont principalement ciblé la rébellion de Thomas Lubanga à Djugu, ainsi que les combattants des Allied Democratic Forces (ADF) dans les territoires d’Irumu et de Mambasa.


Selon les chiffres officiels communiqués par le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des FARDC en Ituri, ces actions ont permis de capturer 49 miliciens de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP), tandis qu’une centaine de combattants se sont rendus spontanément aux forces régulières. Par ailleurs, plus de 500 armes de différents calibres ainsi que des stocks importants de munitions ont été récupérés lors de ces opérations.


Ces résultats traduisent, selon les autorités militaires, une intensification de la pression exercée sur les groupes armés, alors que la province continue de faire face à une insécurité récurrente et à des attaques contre les populations civiles.


Une opération d’envergure sur plusieurs territoires


Les opérations militaires se sont déroulées dans plusieurs territoires de l’Ituri, notamment Djugu, Irumu et Mambasa, zones historiquement marquées par la présence de groupes rebelles. L’objectif principal était de neutraliser la milice CRP dirigée par Thomas Lubanga, présentée comme alliée du M23, ainsi que de réduire l’influence des ADF/MTM.


« La discipline et la coordination des unités engagées sur le terrain ont été déterminantes dans le succès de ces missions », a expliqué le lieutenant Ngongo. Selon lui, les opérations ont permis de désorganiser plusieurs cellules rebelles et de réduire leur capacité opérationnelle.


Les autorités militaires précisent que l’ensemble des activités a été conduit dans le respect des procédures et avec un effort constant pour éviter des pertes parmi les civils. L’accent a été mis sur le renseignement, la surveillance et la coopération avec les forces locales pour identifier les positions des combattants.


Les chiffres clés des opérations


Le bilan officiel des FARDC est le suivant :




  • 49 miliciens capturés – issus de la milice CRP dirigée par Thomas Lubanga.




  • 100 combattants se sont rendus aux forces régulières, signe d’une pression militaire effective.




  • Plus de 500 armes saisies, allant des fusils d’assaut aux armes légères, accompagnées de quantités importantes de munitions.




Ces chiffres illustrent non seulement l’ampleur des opérations, mais également la capacité des FARDC à mener des interventions coordonnées sur plusieurs fronts. L’armée estime que la récupération d’un tel arsenal pourrait contribuer à diminuer la menace posée par les groupes armés et à protéger davantage les populations locales.


Les groupes armés visés


Les FARDC ont identifié plusieurs groupes comme cibles prioritaires :




  • La CRP de Thomas Lubanga, impliquée dans des attaques répétées contre les civils et présentée comme alliée du M23.




  • Les ADF/MTM, responsables de plusieurs violences dans les territoires d’Irumu et de Mambasa.




  • Le M23, cité par les autorités comme partenaire de la CRP dans certaines opérations insurrectionnelles.




Le lieutenant Ngongo a souligné que la cohésion des unités et la rigueur dans l’exécution des missions ont été déterminantes pour atteindre ces résultats. « Chaque opération a été préparée avec minutie, en s’appuyant sur le renseignement militaire et la coopération avec les forces locales », a-t-il déclaré.


Une réponse aux violences récurrentes


La province de l’Ituri demeure l’un des foyers les plus instables de l’Est de la RDC. Plusieurs groupes armés y opèrent simultanément, mettant en danger la sécurité des populations et perturbant le développement local. Les attaques de milices contre des villages, les enlèvements et les pillages sont régulièrement rapportés par les autorités et les organisations humanitaires.


Selon les responsables militaires, la reddition de 100 éléments armés et la capture de 49 autres marquent un tournant dans la lutte contre ces groupes. La récupération de plus de 500 armes pourrait, selon eux, réduire significativement la capacité de nuisance de ces milices.


Cependant, les experts soulignent que ces succès militaires restent partiels et que la stabilisation durable de l’Ituri nécessite des actions complémentaires, notamment le renforcement de l’autorité de l’État et la mise en place de mécanismes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) des ex-combattants.


Le rôle du désarmement et de la réintégration


Si les opérations militaires permettent de neutraliser les combattants et de récupérer les armes, elles ne suffisent pas à elles seules à assurer une paix durable. La réinsertion des anciens miliciens dans la société constitue un enjeu majeur pour prévenir la résurgence des violences.


Les mécanismes de DDR visent à offrir aux ex-combattants des formations professionnelles, un soutien psychosocial et des opportunités économiques, afin qu’ils abandonnent définitivement la lutte armée. Selon les autorités locales, ces programmes devront être renforcés dans les territoires affectés par les opérations récentes.


Par ailleurs, la présence soutenue des FARDC et la reconstruction des institutions locales sont jugées essentielles pour rétablir l’autorité de l’État et renforcer la confiance des populations. L’armée et les responsables politiques locaux insistent sur le fait que la sécurité ne peut être garantie sans une combinaison de mesures militaires, sociales et économiques.


La coordination militaire comme facteur clé


Les FARDC attribuent en grande partie leur succès à la discipline et à la coordination des unités engagées. Les opérations ont impliqué une planification minutieuse, une utilisation stratégique du renseignement et une coopération étroite entre différentes brigades.


« La synchronisation des actions sur plusieurs fronts a permis de surprendre les groupes armés et de réduire leurs capacités de riposte », a expliqué le lieutenant Ngongo. Cette approche a également permis de sécuriser les zones libérées et d’éviter les pertes parmi les civils, ce qui reste une priorité dans toutes les opérations militaires en Ituri.


Les groupes armés sont connus pour leur résilience


Malgré ce bilan positif, la situation sécuritaire en Ituri reste fragile. Les groupes armés sont connus pour leur résilience et leur capacité à se reconstituer rapidement. Les autorités militaires reconnaissent que la consolidation des acquis nécessitera un effort soutenu et une coordination continue avec les partenaires locaux et internationaux.


Les prochaines étapes incluent le renforcement de la présence des FARDC dans les zones libérées, la poursuite des opérations de surveillance et de renseignement, ainsi que la mise en œuvre de programmes de réintégration pour les ex-combattants. Les experts estiment que la combinaison de mesures militaires et sociales est indispensable pour instaurer une paix durable dans la région.


Une intensification de l’action militaire


Les opérations menées du 5 au 20 février 2026 en Ituri constituent un exemple de l’engagement des FARDC à lutter contre les groupes armés et à sécuriser les populations. La capture de 49 miliciens, la reddition de 100 autres combattants et la saisie de plus de 500 armes traduisent une intensification de l’action militaire et un certain succès opérationnel.


Cependant, la stabilisation durable de l’Ituri dépendra de la capacité des autorités à compléter les succès militaires par des initiatives de désarmement, de réintégration des ex-combattants et de reconstruction institutionnelle. L’enjeu reste de taille dans une province où la sécurité, la justice et le développement sont étroitement liés.


Avec ces opérations, les FARDC affichent leur volonté de réduire en miettes les groupes armés et de restaurer la paix, mais la route vers une Ituri véritablement sécurisée reste encore longue et exige des efforts continus sur tous les fronts.


 


 


 


 

Par Pamphil

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