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LE GABON LANCE UNE OFFENSIVE POUR RÉHABILITER SES BIENS ET LOGER DIGNEMENT SES ENSEIGNANTS

LE GABON LANCE UNE OFFENSIVE POUR RÉHABILITER SES BIENS ET LOGER DIGNEMENT SES ENSEIGNANTS
Pendant de nombreuses années, le camp de police d’Akémidjeroni a offert un visage préoccupant, bâtiments vétustes, façades dégradées, voiries détériorées, installations fragilisées par le temps.

L’humidité, aggravée par un système d’adduction d’eau totalement dégradé, rongeait murs et paliers, rappelant crûment l’écart entre l’image attendue d’une force de défense et de sécurité et la réalité quotidienne des familles qui y résidaient. Sa remise en état marque aujourd’hui plus qu’une simple opération immobilière, elle s’inscrit dans une logique de restauration de la dignité, mais aussi de rationalisation du patrimoine public.


Car derrière les travaux visibles, c’est une ambition plus large qui se dessine, rénover progressivement l’ensemble des biens appartenant à l’État gabonais, dans l’intérêt direct de l’administration et des citoyens. L’objectif est double. D’un côté, mettre fin à l’érosion d’actifs publics souvent laissés à l’abandon, qui finissent par coûter plus cher à réparer qu’à entretenir. De l’autre, améliorer les conditions de vie de ceux qui font fonctionner le service public au quotidien, à commencer par les enseignants.


Après Akémidjeroni, le Chef de l’État veut désormais engager la rénovation des logements des enseignants, afin qu’ils puissent vivre dans des conditions décentes, compatibles avec leur rôle central dans la formation du capital humain. L’enjeu est aussi économique, un enseignant mieux logé est un agent public plus stable, moins exposé aux dépenses imprévues et davantage disponible pour la performance scolaire. C’est un investissement social qui, à terme, peut réduire certains coûts induits (turn-over, absentéisme, démotivation) et améliorer l’efficacité de la dépense publique.


Dans le viseur des autorités figurent plusieurs sites emblématiques comme la cité des enseignants, la cité UOB, les logements situés derrière la CNSS, ainsi que Komo et deux immeubles dédiés à l’enseignement supérieur. En filigrane, l’État envoie un signal, la modernisation du patrimoine n’est plus un slogan, mais un chantier structurant, pensé comme une politique publique de long terme. Restaurer, sécuriser, assainir, réhabiliter, autant d’actions qui redonnent de la valeur aux actifs nationaux et de la dignité à ceux qui les occupent.

Par NOEMI KIM

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