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FACE AUX MENACES D’INVASION, L’IRAN DÉFIE LES ÉTATS-UNIS ET PROMET UN « DÉSASTRE »

FACE AUX MENACES D’INVASION, L’IRAN DÉFIE LES ÉTATS-UNIS ET PROMET UN « DÉSASTRE »
Iran : Téhéran affirme pouvoir affronter l’armée américaine en cas d’invasion

Alors que les tensions militaires restent vives au Moyen-Orient, l’Iran a affirmé être prêt à faire face à une éventuelle invasion terrestre américaine. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré que son pays était préparé à « toute éventualité », y compris à un débarquement de troupes américaines. Selon lui, un tel scénario se transformerait en « désastre » pour les forces adverses.


Ces déclarations interviennent dans un contexte de frappes militaires et d’échanges de tirs entre l’Iran, les États-Unis et Israël, qui alimentent les inquiétudes d’une escalade régionale.


L’Iran se dit prêt à « toute éventualité »


Dans une interview accordée à la chaîne américaine NBC News, Abbas Araghchi a affirmé que l’Iran ne craignait pas l’hypothèse d’une intervention terrestre de l’armée américaine.


« Nous sommes préparés à toute éventualité, même à un débarquement », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères.


Selon lui, les autorités iraniennes ont anticipé différents scénarios militaires et se disent capables d’y répondre. « Nous les attendons », a-t-il ajouté en parlant d’éventuels soldats américains.


Pour Abbas Araghchi, si une invasion devait avoir lieu, les conséquences seraient lourdes pour les forces américaines. « Nous avons la certitude de pouvoir les affronter et que ce serait un désastre pour eux », a-t-il affirmé, adoptant un ton particulièrement ferme.


Ces propos s’inscrivent dans la stratégie de communication de la République islamique, qui cherche à afficher sa détermination et sa capacité de dissuasion face à ses adversaires.


Des rumeurs d’implication américaine


Les déclarations du chef de la diplomatie iranienne interviennent alors que certaines informations de presse ont évoqué un possible soutien militaire américain à des milices kurdes. Ces groupes pourraient, selon ces rumeurs, être utilisés pour tenter de déstabiliser ou renverser le pouvoir iranien.


La Maison Blanche a toutefois démenti ces informations, assurant qu’aucun projet de ce type n’était à l’étude.


Malgré ces démentis, Téhéran continue d’affirmer qu’il se prépare à toutes les hypothèses. Les responsables iraniens mettent régulièrement en avant la capacité militaire du pays, notamment son arsenal de missiles et de drones.


Des capacités militaires revendiquées


Abbas Araghchi a également insisté sur les progrès réalisés par l’armée iranienne ces dernières années.


« Vous pouvez voir la qualité de nos missiles, ils ont évolué depuis la dernière guerre, parce que nous avons appris beaucoup de leçons », a-t-il déclaré.


L’Iran a en effet développé un important programme balistique et une flotte de drones qui sont régulièrement présentés comme un pilier de sa stratégie de défense. Ces capacités sont souvent mises en avant par les autorités pour dissuader toute intervention militaire étrangère.


Le ministre iranien a cependant tenu à nuancer ses propos. Lorsqu’il affirme que son pays « attend » les soldats américains, cela ne signifie pas que Téhéran souhaite une intensification du conflit.


« Cela ne veut pas dire que nous attendons une poursuite de la guerre », a-t-il expliqué. « Nous nous sommes simplement préparés à faire face à tous les scénarios et nous savons que nous pouvons les surmonter. »


Les frappes continuent sur le territoire iranien


Pour l’instant, aucune invasion terrestre n’a été lancée contre l’Iran. En revanche, les frappes aériennes se poursuivent dans le pays.


Jeudi matin encore, plusieurs attaques ont été signalées. Parmi les infrastructures touchées figure notamment le stade Azadi de Téhéran, un lieu emblématique de la capitale iranienne. Des photos diffusées par l’Agence France-Presse montrent le stade largement détruit par les bombardements.


Ces frappes s’inscrivent dans la série d’opérations militaires menées dans le cadre de la confrontation entre l’Iran, les États-Unis et Israël.


Un lourd bilan humain


Selon l’agence de presse officielle iranienne Irna, au moins 1.230 personnes ont été tuées en Iran depuis le début des frappes samedi. Ce bilan inclurait des civils et des membres des forces de sécurité.


Ces chiffres n’ont toutefois pas pu être vérifiés de manière indépendante par l’Agence France-Presse.


Si ce bilan se confirmait, il illustrerait l’ampleur des destructions provoquées par les bombardements et l’intensité du conflit en cours.


Les ripostes iraniennes se multiplient


Face aux frappes, l’Iran affirme poursuivre ses opérations de riposte. Les autorités iraniennes disent avoir lancé plusieurs drones et missiles contre des cibles liées à Israël et aux États-Unis.


Selon Téhéran, l’aéroport de Tel-Aviv aurait été visé ainsi qu’une base radar située dans le nord d’Israël.


Les autorités iraniennes affirment également avoir ciblé une base militaire américaine au Koweït, ainsi que la ville d’Erbil, dans le nord de l’Irak, où des installations américaines sont présentes.


Ces attaques s’inscrivent dans une stratégie visant à montrer que l’Iran peut frapper des cibles dans toute la région.


Une affirmation contestée concernant un porte-avions américain


La télévision d’État iranienne a également affirmé que des drones iraniens auraient atteint le porte-avions américain Abraham Lincoln, déployé dans la région.


Cette information n’a toutefois pas été confirmée par des sources indépendantes. Les autorités américaines n’ont pas, pour l’instant, confirmé qu’un tel incident se soit produit.


Dans ce contexte de communication de guerre, les annonces des différents camps doivent souvent être prises avec prudence, chacune des parties cherchant à démontrer sa force et à affaiblir moralement son adversaire.


Une région sous haute tension


Les déclarations d’Abbas Araghchi témoignent de la tension extrême qui règne actuellement au Moyen-Orient. Les échanges de frappes et les menaces d’escalade font craindre un élargissement du conflit.


Pour l’instant, les États-Unis n’ont pas annoncé de projet d’invasion terrestre de l’Iran. Mais les propos du ministre iranien montrent que Téhéran se prépare à l’hypothèse d’un conflit plus large.


Alors que les combats se poursuivent et que le bilan humain augmente, la communauté internationale redoute qu’un nouvel affrontement majeur ne vienne encore déstabiliser davantage une région déjà marquée par de nombreuses crises.


 


 

Par Pamphil

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