RENCONTRE ENTRE OLIGUI NGUEMA ET LES HOMMES D’ÉGLISE
Dans le cadre de la poursuite de ses consultations avec les différentes composantes de la Nation, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est entretenu récemment avec une délégation d’hommes et femmes d’église. Cette rencontre s’est tenue au palais de la Rénovation, dans un climat d’écoute et d’échange.
La délégation était conduite par le révérend prophète Steve Awoulawou, responsable d’un ministère prophétique engagé dans l’encadrement spirituel et social. Cette rencontre s’inscrit dans une volonté commune de réfléchir aux solutions face aux défis que rencontre la société gabonaise, notamment ceux liés à la jeunesse.
Une vision d’accompagnement spirituel
Au cœur des échanges, les responsables religieux ont présenté une vision basée sur l’accompagnement spirituel de l’État. Selon eux, l’église ne doit pas seulement se limiter à la prière, mais aussi participer activement à la stabilisation sociale et morale du pays.
L’église joue en effet un rôle important dans la société gabonaise. Au-delà de sa mission religieuse, elle contribue à maintenir l’équilibre social en apportant des repères et des valeurs. C’est dans cette optique que les membres des églises de réveil ont souhaité proposer leur soutien au Chef de l’État.
Le révérend prophète Steve Awoulawou a expliqué la démarche de la délégation en ces termes.
« Nous sommes venus pour essayer d'échanger avec le chef de l'État par rapport un peu à l'atmosphère qui mine notre pays et nous sentons de là satisfaits. Nous avons trouvé un chef d'Etat qui nous a écouté et qui a accepté de nous accompagner dans cette journée de prière que nous organisons dans le but de renforcer les capacités et créer la paix et l'unité dans la nation ».
Ces propos montrent la volonté des hommes d’église de travailler en collaboration avec les autorités publiques pour instaurer un climat de paix.
La jeunesse au centre des préoccupations
L’un des points majeurs abordés lors de cette rencontre concerne la situation de la jeunesse gabonaise. Aujourd’hui, de nombreux jeunes sont confrontés à des fléaux tels que la drogue, la violence et le banditisme. Cette réalité inquiète aussi bien les autorités que les leaders religieux.
Face à cette situation, les hommes d’église estiment qu’une mobilisation collective est nécessaire. L’État seul ne peut pas tout faire, et l’implication d’autres acteurs sociaux devient indispensable. L’église, en tant que guide moral, entend jouer pleinement son rôle.
Le révérend prophète Steve Awoulawou a également déclaré :
« C'est de c'est de prier pour notre nation et faire de la sensibilisation à cette jeunesse. Dire à cette jeunesse que en réalité vous n'êtes pas seul. Nous savons qu'aujourd'hui au milieu scolaire, il y a la drogue qui circule et nous sommes les hommes d'église comme on dit toujours les directeurs de conscience. Nous voulons prendre cette responsabilité pour faire un relais entre l'État et l'église. Sensibiliser ce jeunes-là que la drogue ce n'est pas le chemin idéal. Donc l'église est là, nous travaillons commun avec l'État pour essayer d'apporter une chaleur et d'apporter un souffle dans la nation ».
À travers ce message, les responsables religieux souhaitent redonner espoir à la jeunesse et les orienter vers des valeurs positives.
Des actions concrètes annoncées
Pour matérialiser cette collaboration, des journées de prière seront organisées à Libreville ainsi que dans d’autres localités du pays. Ces rencontres auront pour objectif de prier pour la paix, mais aussi de sensibiliser les populations, en particulier les jeunes.
Ces initiatives visent à assainir l’atmosphère sociale et à renforcer l’unité nationale. Elles traduisent une dynamique nouvelle où l’action publique et l’engagement religieux se complètent.
Cette audience entre le Chef de l’État et les hommes d’église marque une étape très importante dans la recherche de solutions aux problèmes sociaux. Elle montre l’importance du dialogue entre les institutions et les acteurs religieux pour construire un Gabon plus stable et uni.