NKOLTANG : VIVRE SANS ROUTES , NI SERVICES, LE CRI D'ALERTE D'UNE POPULATION OUBLIÉ
À Nkoltang, sur l’ancienne route, les difficultés du quotidien dépassent largement la simple dégradation de la voie. Ici, les populations vivent dans un environnement marqué par un manque criant d’infrastructures de base. Ni dispensaire, ni école, ni marché, encore moins de commerces de proximité : un isolement qui complique sérieusement les conditions de vie.
Sur place, le constat est sans appel. Les habitants dénoncent un sentiment profond d’abandon. L’absence de structures sanitaires oblige les malades, et plus particulièrement les femmes enceintes, à parcourir plusieurs kilomètres dans l’espoir de recevoir des soins. Une situation préoccupante qui met en danger les plus vulnérables.
À cette précarité s’ajoute l’état alarmant de la route principale. Entre latérite dégradée, flaques d’eau stagnantes et nids-de-poule béants, l’axe est devenu presque impraticable. Les taxis refusent désormais d’y circuler, laissant les riverains sans solution de transport fiable. Seuls quelques véhicules tout-terrain osent encore s’y aventurer, au prix de nombreuses difficultés.
Face à cette réalité, les populations, longtemps restées silencieuses, élèvent aujourd’hui la voix. Elles interpellent les autorités et expriment une attente forte : celle d’un changement concret, à l’heure où le pays se transforme dans le cadre de la Cinquième République.
Car au-delà des promesses, c’est une amélioration tangible des conditions de vie que réclament les habitants de Nkoltang. Une route praticable, des services essentiels accessibles, et une prise en compte réelle de leurs besoins : autant d’éléments indispensables pour sortir de l’isolement et envisager l’avenir avec espoir.