HAUT-OGOOUÉ : DES TRAVAILLEURS DÉNONCENT DES DÉRIVES DE L’INSPECTION DU TRAVAIL
À Moanda et Franceville, dans le Haut-Ogooué, des travailleurs dénoncent de graves dérives au sein de la direction provinciale du travail. Ils accusent certains inspecteurs de protéger des employeurs au détriment des droits des salariés.Plusieurs dénoncent des licenciements abusifs et des résiliations de contrats sans indemnisation. Une situation qui plonge certains dans une réelle précarité.
DES ACCUSATIONS GRAVES CONTRE L’INSPECTION DU TRAVAIL
Les travailleurs pointent du doigt certains inspecteurs du travail, accusés de partialité. Selon eux, ces derniers se comporteraient davantage comme des soutiens de chefs d’entreprises que comme des garants des droits des salariés.
Des soupçons de corruption et de favoritisme sont évoqués, avec des dossiers qui n’aboutiraient pas ou seraient traités de manière jugée opaque.
UNE LONGÉVITÉ QUI SOULÈVE DES INTERROGATIONS
Autre sujet de préoccupation : la présence prolongée de certains responsables à leur poste. Selon les témoignages, un agent serait en fonction depuis plus de six ans dans la même position.
Pour les plaignants, cette longévité aurait favorisé des liens étroits avec certains employeurs, au point de créer un climat de défiance chez les travailleurs.
UN APPEL DIRECT À LA MINISTRE DU TRAVAIL
Alors que la ministre du Travail séjourne actuellement dans la province de l’Ogooué-Maritime dans le cadre d’une mission d’immersion, les travailleurs du Haut-Ogooué se sentent oubliés.
Ils lancent un appel direct à son intervention urgente afin que toute la lumière soit faite sur les pratiques dénoncées au sein de la direction provinciale du travail de Franceville et Moanda.
Pour eux, seule une action forte des plus hautes autorités pourra rétablir l’équité, sanctionner d’éventuels abus et garantir enfin le respect des droits des travailleurs.