BOIS PRÉCIEUX : OPÉRATION VÉRITÉ SUR LE KÉVAZINGO
Le gouvernement gabonais intensifie ses efforts pour mieux encadrer l’exploitation du kévazingo, une essence rare au cœur de nombreux trafics. À travers une mission nationale d’inventaire des stocks dits « pré-convention », les autorités entendent recenser et contrôler les bois exploités avant 2017.
Cette opération s’inscrit dans une dynamique de transparence et de conformité aux engagements internationaux du Gabon.
Une mobilisation multisectorielle sur le terrain
Déployée dans la province du Woleu-Ntem, la mission mobilise plusieurs acteurs : agents des Eaux et Forêts, forces de défense, corps paramilitaires ainsi que des ONG environnementales.
À Oyem, la délégation venue de Libreville a d’abord échangé avec les équipes locales et les opérateurs économiques afin d’harmoniser les méthodes de travail avant le lancement des opérations de terrain.
Traçabilité et contrôle rigoureux des stocks
Sur le terrain, chaque grume de bois fait l’objet d’un contrôle minutieux : recensement, mesurage et vérification. Grâce à des outils modernes de traçabilité et d’identification, même les zones difficiles d’accès sont prises en compte.
L’objectif est clair : garantir que tout bois destiné à l’exportation respecte les normes nationales et internationales, notamment celles de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES).
Le kévazingo, une essence sous haute surveillance
Protégé depuis 2016, le kévazingo est une ressource particulièrement convoitée. Sa commercialisation est strictement encadrée, notamment en raison de la diversité des espèces regroupées sous cette appellation.
La mission permet ainsi d’identifier précisément les différentes variétés grâce à leur nom scientifique, une étape essentielle pour assurer une exportation conforme et transparente.
Entre enjeux économiques et durabilité
Au-delà du contrôle, cette opération vise à valoriser les stocks existants tout en luttant contre les pratiques illégales. Elle participe également à un objectif plus large : concilier développement économique et gestion durable des ressources forestières.
Une étape clé pour renforcer la gouvernance forestière au Gabon et restaurer la crédibilité de sa filière bois à l’international.