LIBREVILLE : UNE JEUNE FEMME DE 19 ANS POIGNARDÉE PAR SON COMPAGNON
Les faits se sont déroulés samedi dernier au quartier Carrefour Léon Mba, 3ème arrondissement de la commune, un quartier populaire où la violence fait malheureusement partie du quotidien. Selon les témoignages recueillis, la victime, nommée Mwele Midianga Esther Johan, aurait récemment décidé de mettre fin à leur relation. Cela a été la goutte d’eau qui a déborde le vase et poussé le suspect, Condo Widha alias Banzaï, à commettre l’irréparable. La famille de la jeune femme, encore sous le choc, a expliqué que la scène s’est déroulée en leur absence, mais que la violence a laissé des traces profondes dans leur cœur.
Le récit glaçant de la mère
Agathe Lepoutou, la mère de la défunte, a confié. « Les parents du jeune homme n’ont même pas daigné nous appeler. Au contraire, c’est nous qui essayons de les joindre, mais certains éteignent leur téléphone en prétendant avoir peur. Peur de quoi ? C’est nous qui avons tout perdu. Ce que nous demandons aujourd’hui, c’est qu’ils assument les actes de leur enfant et les dégâts qu'il a causés. Qu’ils prennent leurs responsabilités. Leur fils, même s’il va en prison, finira par en sortir un jour. Mais moi, j’ai perdu ma fille. Elle laisse derrière elle un enfant dont je ne sais pas si je pourrai m'occuper, car je n’ai plus l’âge d’élever un enfant si jeune. »
Ce récit poignant illustre l’ampleur du drame et de la douleur qui consume cette famille. La mère, en larmes, évoque une perte irréparable, une vie brisée par la violence d’un homme. La scène de l’agression est décrite comme étant particulièrement cruelle. La jeune femme a été poignardée à plusieurs reprises par son compagnon, qui aurait agi après avoir compris que sa relation avec la victime touchait à sa fin.
Une scène de violence insoutenable
Emilia, grande sœur de la défunte explique que « La petite a téléphoné à la maison pour nous dire qu’on l’avait agressée et poignardée. Elle s'est effondrée sur la route. Nous avons pris un taxi en urgence, mais à notre arrivée, elle n’était plus là. D’après ce que nous avons compris ici, elle était à la maison avec son bébé dans les bras quand un jeune homme a envoyé quelqu'un la chercher. Arrivés au petit pont, il lui a arraché l'enfant des mains et est parti avec. Elle a dû le suivre jusque dans sa chambre pour récupérer son bébé. C’est là qu’il l’a poignardée. Elle a réussi à se débattre et à sortir de la chambre avec son enfant, couverte de sang. Après avoir parcouru environ trente mètres, elle s'est écroulée et a perdu connaissance. C'est malheureusement là qu'elle a rendu son dernier soupir. »
C’est là, précise-t-elle, que l’individu a poignardé la jeune femme. Malgré sa lutte pour se défendre, elle aurait réussi à sortir de la chambre, couverte de sang, avec son enfant. Après avoir parcouru environ trente mètres, elle s’est écroulée, perdant connaissance, pour ne plus jamais se réveiller.
La famille de la victime est dévastée par cette scène d’une violence inouïe. La jeune mère, qui tentait de protéger son enfant, n’a pas survécu à ses blessures. La douleur de perdre une fille si jeune, dans de telles circonstances, est indescriptible. La famille espère que la justice fera son travail pour que le responsable rende compte de ses actes. Mais la douleur ne peut être effacée, et le vide laissé par cette disparition est immense.
L’indifférence des proches du présumé meurtrier
Mais au-delà de la tragédie elle-même, c’est aussi la réaction des proches du suspect qui soulève des questions. La famille de l’accusé, selon la mère de la victime, aurait préféré garder le silence. Agathe Lepoutou déplore leur absence de solidarité. « Ils n’ont même pas essayé de nous appeler. Au contraire, certains éteignent leur téléphone en prétendant avoir peur. Peur de quoi ? C’est nous qui avons tout perdu. » Elle demande que la responsabilité soit assumée, que le jeune homme assume ses actes et qu’il paie pour ce qu’il a fait.
Ce silence, cette absence d’accompagnement, alimente un sentiment d’injustice et d’abandon. La famille de la victime souhaite que la justice fasse toute la lumière sur cette affaire, pour que la vérité éclate et que la justice soit rendue.
Un appel à la responsabilité
Ce drame tragique soulève une fois de plus la question des violences faites aux femmes dans notre société. Il est urgent que des mesures concrètes soient prises pour protéger ces femmes vulnérables. Trop souvent, les signaux d’alerte sont ignorés ou minimisés, laissant place à des drames qui auraient pu être évités.
Il est essentiel que les victimes aient accès à des dispositifs de protection efficaces et que la justice punisse sévèrement ces actes de violence. La société doit également s’engager pour sensibiliser et éduquer sur le respect et la non-violence. La perte de Mwele Midianga Esther Johan doit servir de leçon pour agir avec responsabilité et détermination.
Le suspect, actuellement en garde à vue, devra répondre de ses actes devant la justice.