MALI: « LA SITUATION DEMEURE EXTRÊMEMENT VOLATILE », SOULIGNE LE QUAI D’ORSAY,
Une dégradation rapide du climat sécuritaire
Ces violences, survenues le week-end du 25 avril, portent la signature de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda, notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), agissant de concert avec des rebelles touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA). Une alliance circonstancielle dont l’objectif affiché reste la chute des autorités de transition en place à Bamako.
Un appel pressant au départ
Face à cette montée des périls, Paris insiste sur l’urgence pour ses ressortissants d’organiser leur départ en utilisant les vols commerciaux encore disponibles. « La situation demeure extrêmement volatile », souligne le Quai d’Orsay, évoquant également l’assassinat récent du ministre malien de la Défense, tué dans sa résidence, comme un signe supplémentaire de l’instabilité ambiante.
Pour ceux qui n’ont pas encore quitté le pays, les autorités françaises recommandent de limiter strictement les déplacements, de rester confinés autant que possible et de maintenir un contact régulier avec leurs proches. La prudence est érigée en règle absolue.
Une crise enracinée et aggravée
Depuis plus d’une décennie, le Mali est confronté à des violences persistantes liées aux groupes jihadistes. Toutefois, depuis le coup d’État de 2020 et l’arrivée au pouvoir de la junte militaire, la situation semble avoir franchi un nouveau cap. Les attaques récentes, par leur ampleur et leur coordination, traduisent une intensification sans précédent des hostilités.
Dans ce climat tendu, la communauté internationale suit de près l’évolution de la crise. L’Union européenne a condamné fermement ces attaques, exprimant sa solidarité avec le peuple malien. Mais au-delà des déclarations, c’est l’avenir sécuritaire du pays qui suscite aujourd’hui de profondes inquiétudes, tant pour ses citoyens que pour les étrangers encore présents sur son sol.