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OLIGUI NGUEMA DRESSE LE BILAN DE LA PREMIÈRE ANNÉE DE GOUVERNANCE ET FIXE LES PRIORITÉS DE L’AN 2

OLIGUI NGUEMA DRESSE LE BILAN DE LA PREMIÈRE ANNÉE DE GOUVERNANCE ET FIXE LES PRIORITÉS DE L’AN 2
Conseil des ministres au Gabon bilan et perspectives gouvernementales 2026

Sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Conseil des ministres s’est tenu ce jeudi 30 avril 2026 au Palais de la Présidence de la République, dans un contexte marqué par une étape symbolique pour le pouvoir en place. En effet, à quelques jours du 3 mai, date anniversaire de la prestation de serment du Chef de l’État, la réunion a pris une tonalité particulière, mêlant bilan et projection.


Une année de gouvernance entre bilan et exigence


Dès l’ouverture de la séance, le Président de la République a rappelé que « le 3 mai 2026 marquera le premier anniversaire de la prestation de serment », soulignant ainsi l’importance de cette échéance dans la trajectoire politique actuelle. Pour lui, ce moment constitue « une occasion de bilan autant qu'un appel à l'exigence », une manière d’insister sur la nécessité d’évaluer objectivement l’action gouvernementale tout en maintenant un haut niveau d’ambition.


Une phase de refondation structurante


Revenant sur la première année de gouvernance, le Chef de l’État a indiqué que « l'An 1 de gouvernance s'est imposé comme une phase de refondation structurante ». Cette période, selon lui, a été marquée par une double ambition clairement assumée. « restaurer la légitimité institutionnelle de l'État gabonais et amorcer une reconquête de la souveraineté économique ». Un cap qui a guidé les premières décisions du pouvoir en place.


Des acquis institutionnels mais des limites persistantes


Sur le plan des réalisations, le Président a dressé un tableau globalement positif, affirmant que « l'architecture institutionnelle a été reconstituée » et que « la crédibilité internationale a été restaurée ». Il a également évoqué « une dynamique de souveraineté économique enclenchée » ainsi que « la rupture avec l'impunité amorcée » grâce à des efforts de réforme de la justice.


Cependant, le discours présidentiel n’a pas éludé les insuffisances. Le Chef de l’État a reconnu que « ces avancées demeurent inachevées », pointant plusieurs fragilités persistantes. Il a notamment souligné que « les équilibres institutionnels restent fragiles » et que « les réformes administratives sont encore partielles ». Sur le plan financier, il a mis en garde contre « une soutenabilité budgétaire incertaine en raison d'un endettement élevé ».


Mais c’est surtout sur le terrain social que le constat se fait plus préoccupant. Le Président a admis que « l'impact social demeure limité », précisant que « l'emploi, le pouvoir d'achat et les conditions de vie » des Gabonais ne se sont pas encore améliorés de manière significative.


L’An 2 comme passage à la preuve


Dans cette optique, le Chef de l’État a annoncé un changement de cap pour la deuxième année du mandat. Selon lui, « l'An 2 sera celui du passage de la refondation à la preuve ». Il a ainsi insisté sur le fait que « le critère d'évaluation sera l'impact concret sur le quotidien des Gabonais ».


Une stratégie économique tournée vers l’attractivité


Sur le plan économique, le Président a appelé à une transformation de l’approche nationale, estimant que « le Gabon doit devenir plus offensif, plus lisible et plus attractif ». Dans cette dynamique, il a présenté le Forum international de Libreville comme un levier stratégique, rappelant que « le lancement est prévu le 3 mai 2026 ».


Ce forum, selon lui, répond à une double ambition. D’une part, « la renaissance du Palais des Congrès à la Cité de la Démocratie », et d’autre part « la relance de la destination Gabon pour l'investissement ». Toutefois, le Chef de l’État a tenu à relativiser la portée de cet événement, affirmant clairement que « un forum ne peut suffire ».


Mobilisation gouvernementale et communication publique


C’est pourquoi il a instruit le gouvernement de « relancer sans délai le Haut Conseil de l'Investissement », afin d’inscrire les réformes dans une logique durable. Il a exhorté les membres du gouvernement à adopter « une posture résolument offensive vis-à-vis des investisseurs ».


Le Président a également demandé aux ministres de « porter et expliquer l'action gouvernementale » dans leurs secteurs respectifs.


Lutte contre les dérives et exigence de résultats


Sur la question de la gouvernance, le ton s’est voulu particulièrement ferme. Le Chef de l’État a ordonné de « lutter avec la plus grande rigueur contre toutes les formes de comportements déviants », citant notamment la corruption et l’inertie administrative.


Il a averti qu’« aucune complaisance ne sera admise à l'égard de ces pratiques ». Il a également rappelé que « la responsabilité ministérielle est pleine et entière », et que tout manquement pourrait entraîner des sanctions.


Réforme de l’administration et culture du résultat


Abordant la réforme de l’administration, le Président a estimé que « l'administration gabonaise demeure insuffisamment orientée vers les résultats ». Il a demandé que chaque responsable dispose d’objectifs clairs.


Il a rappelé que « la nomination est une responsabilité, non une récompense », insistant sur la culture de la performance.


Secteur parapublic et gouvernance contractuelle


Concernant le secteur parapublic, le Président a indiqué que « les établissements publics fonctionnent en deçà de leur mission ». Il a demandé la mise en place de contrats de performance avec des objectifs mesurables.


Une transformation attendue


Enfin, le Chef de l’État a rappelé que « les fonctions ministérielles sont incompatibles avec la présidence d'un conseil d'administration ». Il a exigé une mise en conformité immédiate.


Il a conclu en affirmant que « le Gouvernement a été mandaté pour transformer l'économie et le quotidien des Gabonais », dans un esprit d’engagement et de résultats.


 


 

Par Pamphil

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