UN NOUVEAU CADRE POUR LA GESTION DE LA DETTE PUBLIQUE
Une instance attendue depuis plusieurs années
Pris en application de l’article 95 de la Constitution et conforme au règlement communautaire CEMAC de 2007, ce projet vise à structurer davantage la gestion de la dette publique. Comme le souligne le communiqué final, « la création de cet organe répond à une exigence communautaire longtemps différée ». En effet, des initiatives similaires avaient été adoptées en 2013 et en 2018 sans être mises en œuvre.
Le CNDP devient ainsi un organe central chargé de coordonner, orienter, conseiller et contrôler la politique d’endettement du pays. Cette avancée vise à renforcer la transparence et la rigueur dans la gestion financière de l’État.
Une organisation structurée et opérationnelle
Le comité est organisé autour de trois entités principales. Le Comité de Coordination, présidé par le ministre en charge de la Dette publique, constitue l’organe décisionnel. Le Comité Technique, quant à lui, est chargé d’examiner les dossiers et de formuler des avis. Enfin, le Secrétariat Permanent assure le fonctionnement quotidien.
Selon les autorités, « cette structuration permettra une meilleure analyse des projets d’endettement et des risques associés ». Le CNDP sera exclusivement saisi par la Direction Générale de la Dette pour toute opération liée à l’endettement.
Un outil pour une meilleure gouvernance
Le bien-fondé de cette réforme repose sur la nécessité de maîtriser les engagements financiers de l’État. « le comité garantit une gestion plus rigoureuse et transparente des finances publiques », indique le communiqué. Les membres du CNDP sont soumis à une obligation stricte de confidentialité.
Financé par le budget de l’État, le CNDP apparaît comme un instrument clé pour renforcer la gouvernance économique et prévenir les dérives liées à l’endettement.